Y a (vraiment) pas le feu au lac

Nous sommes enfin arrivés à La Paz, Bolivia. Juste à temps pour remettre le retraité et le quasi retraité dans l avion. Le climat social s’ est apaisé en France, ils devraient pouvoir continuer à profiter du temps qui passe paisiblement. A moins que le climat tout court ou les grèves chez nos amis Espagnols ne les retiennent ici ! Je me demande si ça ne leur plairait pas de prolonger un peu le séjour dans ce beau pays qu’ est la Bolivie ou même la pluie n’ ose pas venir troubler leur bonheur. Vous allez voir qu ils se payent du bon temps sur la plage pendant que d’ autres sont sous la neige.

23 novembre 2010 : Juliaca – Silustani


Pour rompre la monotonie de la longue ligne droite qui va de Juliaca à Puno, nous décidons de faire un petit détour par le site de Silustani. C’est ici, sur une presqu’ île dominant une lagune (la plus haute du monde !) que les ancêtres des Péruviens sont venus construire de grandes tours dans lesquelles ils emmuraient leurs morts. L’endroit est idyllique.

Pour la nuit nous optons pour une chambre en terre et un repas chez l’habitant dans le proche village de Atuncolla où bon nombre de maisons ont conservé une architecture traditionnelle.

24 novembre 2010 : Silustani – Puno
Ceux qui nous ont dit que la route entre Juliaca et Puno est une grande ligne droite ont dû s’endormir avant le fin. Un petit col sympathique permet d’apprécier enfin l’étendue du lac. A Puno, nous dormons dans une pension qui va garder nos vélos pendant notre excursion de demain.
25 novembre 2010 : Puno – Ile Taquile

Nous troquons nos vélos contre un bateau et partons sur le lac Titicaca, direction l’Isla Taquile.

Cette petite île (pas plus de 7km de long) abrite une communauté attachée à ses traditions qui reçoit des touristes du monde entier mais dans un système autogéré qui force l’admiration. Nous faisons le choix de prendre un bateau affrété par les habitants de l’île, nous dormons dans une famille qui nous est attribuée à l’arrivée et nous mangeons dans un restaurant panoramique, propriété de la famille. Des rotations entre familles permettent une juste répartition des bénéfices. Une partie de l’argent gagné est mis en commun. Tous les prix sont identiques. Pas de concurrence et pas d’hôtels de luxe qui défigurent le bord de mer.

Au final, une île authentique avec un petit air de Corse sauvage où il fait bon se promener. Rien à voir avec le passage obligé par les îles flottantes transformées en grand marché aux souvenirs.

26 novembre 2010 : Ile Taquile – Puno

Une matinée à écouter les vagues heurter les cailloux et les filles jouer avec l’eau. A 14h, nous avons rendez-vous avec le collectivo qui doit nous ramener à Puno. Beaucoup d’ îliens ont déjà embarqué avec des bouteilles de gaz à recharger et leurs sacs de bouteilles en verre consignées. On se trouve une petite place à l’arrière du bateau. Le capitaine continue à charger son bateau en annonçant qu’il ne manque plus que deux passagers avant le départ. Trente minutes après, c’est des dizaines de passagers qui s’entassent avec nous assis par terre et sur le toit du bateau. A côté, les bateaux affrétés par les agences privées partent quasiment vides. Peut-être pourrait-on envisager d’équilibrer le chargement des bateaux ? On demande : c’est 18$ pour monter dans un de ces bateaux. Alors on reste. Bientôt, c’est 25 américains qui, encouragés par leur guide, nous piétinent pour rejoindre leur embarcation. On râle. «C’est ça le collectivo», nous lance le guide dédaigneux. L’apartheid touristique, ça existe. Alors que notre ligne de flottaison est un demi-mètre en-dessous de celle des autres bateaux, nous partons enfin. Quelques minutes plus tard, le capitaine nous demande de nous mettre à l’avant pour équilibrer le bateau. Pas vraiment rassurant. Plus tard, il soulève une par une les dalles en bois du plancher pour évacuer avec un seau l’eau qui s’infiltre de partout.

Légère inquiétude chez les passagers occidentaux. Grands sourires chez les locaux qui mâchent inlassablement leurs feuilles de coca. Notre voisin en jette même quelques poignées par dessus bord pour calmer le lac. Mon esprit cartésien me dit qu’on ferait mieux de jeter les bouteilles de gaz ! 3 heures plus tard, aidés par Pachamama, le dieu soleil, l’or perdu des incas et plus certainement par un bon vent dans le dos, nous arrivons au port.

27 novembre 2010 : Puno – Ilave
Nous suivons les rives du lac. Le vent tourne et la pluie semble enfin vouloir venir. Une mauvaise nouvelle pour nous mais une bonne pour les habitants. Fin novembre, il n’est encore rien tombé et la situation devient critique pour tout le monde : il n’y a presque plus de réserve d’eau.
28 novembre 2010 : Ilave – Pomata
Les élections recommencent au Pérou. J’ai un peu de mal à comprendre le calendrier électoral. Le fait est qu’à Juli, où nous comptions manger tranquillement, les manifestants ont envahi la place. Les restaurants ont fermé et le niveau de bruit est un peu élevé. On s’éloigne du centre pour manger nos désormais traditionnels sandwichs au thon. Mais quand nous arrivons à Pomata, un autre parti a également installé sa sono sur la place et ça recommence. Beaucoup de bruit, beaucoup de monde, un peu de politique et toujours pas d’eau.

29 novembre 2010 : Pomata – Copacabana

Aujourd’hui, nous passons en Bolivie par une route qui traverse le lac. Neuf semaines que nous sommes ici. Changer de pays est toujours un moment important. Comme d’habitude, les formalités de douanes sont rapides, le douanier semble totalement désintéressé par ce que nous inscrivons sur nos formulaires mais tient à faire la photo souvenir avec nous.

Premières impressions de la Bolivie : les prix baissent encore. Manger et se loger devient ridiculement peu cher, même à Copacabana !

Information importante : Zoé perd ses dents mais la petite souris nous a suivi !

3 réflexions au sujet de « Y a (vraiment) pas le feu au lac »

  1. Une grande pensée pour vous va nous envahir demain soir, car nous serons le 8 Décembre !!!
    Quelque part ça m’arrange!
    Sans Florian, ça me fera plus de vin chaud ha!ha!ha!
    Un gros bisous à vous 4 <3

  2. Une grande pensée pour vous va nous envahir demain soir, car nous serons le 8 Décembre !!!
    Quelque part ça m’arrange!
    Sans Florian, ça me fera plus de vin chaud ha!ha!ha!
    Un gros bisous à vous 4 <3

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