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Mais qu'est-ce qu'on fait là ?

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18 août 2010 : Repos à Quito

19 août 2010 : Quito moderne

Après le Quito colonial, nous consacrons une journée à la visite du Quito moderne. Ce quartier regroupe des maisons colorées abritant des pensions, des restaurants et des magasins «occidentaux». Un petit air de quartier pas désagréable.

Des agences de voyage vendent des séjours aux Galapagos ou en Amazonie et des magasins de sport vendent l’équipement nécessaire à ces séjours. Ca sent le tourisme hors de prix alors on décide de s’éloigner un peu pour trouver un petit restaurant où se retrouvent les employés des alentours. On mange un repas complet pour 2,50$. Au retour quelques maisons insolites.

L’après-midi est consacré à l’inévitable pause jeux pour Zoé et Mahaut dans un parc agréable. Nous constatons une fois de plus la grande gentillesse des équatoriens qui s’occupent de nos filles comme de leurs enfants en les aidant sur tous les ateliers. Le soir, nous discutons avec Luis, de l’association Ciclopolis, pour organiser notre départ de Quito.

20 août 2010 : Les hauteurs autour de Quito

Ce soir, Marco nous emmène voir Quito de plusieurs points de vue surélevés de la ville. Ce qui surprend, c’est l’extrême étendue de la ville. Coincée entre deux flanc montagneux à l’Est et à l’Ouest, elle s’étend du Nord au Sud, escaladant la montagne par endroit.

Au loin nous apercevons le Cotopaxi que nous rejoindrons dans quelques jours.

Ces différents points de vue géographiques se complètent de différents points de vue sur la population. Nous passons d’un quartier pauvre, où l’on nous conseille de passer uniquement en voiture, à des quartiers aisés où nous boirons un verre sur une terrasse surplombant la ville à la tombée de la nuit.

21 août 2010 : 8 ans en Equateur

Pour les 8 ans de Zoé, nous montons à 4100m (en téléphérique, avouons-le). Elèves de France, sachez que l’on vous ment : en Equateur, il peut faire très froid ! La Terre ayant un forme d’orange (bombée sur l’équateur, aplatie sur les pôles), nous sommes même un peu plus haut que les 4100m européens.

Ce qui surprend c’est l’absence de neige à cette hauteur, mais le vent est glacial. Entre autres, nous irons également voir une compétition de descente à VTT et un parc d’attraction.

La journée se finira avec la traditionnelle fête d’anniversaire comprenant cadeaux, gâteaux et jeux. Evidemment, Zoé, qui ne savait rien de cette journée, est ravie.

22 août 2010 : Quito – Machachi

Qu’est ce qu’un pays riche ? Si l’on parle d’argent et de possession matérielle, la France est bien plus riche que l’Equateur. Mais si l’on parle de sourires et de disponibilité, alors nous sommes le pays pauvre. Nous en avons encore eu la preuve aujourd’hui avec l’association Ciclopolis dont les membres nous ont accompagné pendant les 30km pour sortir de Quito en se relayant à vélo puis en nous suivant en camion pendant les premiers kilomètres bien dangereux de la panaméricaine. Marco nous a accompagnés une partie du trajet sur son vélo. Et au moment de nous quitter, nous versons quelques larmes derrière nos lunettes de soleil. Car lui aussi, pendant 10 jours, s’est occupé de nous en nous faisant découvrir Quito de jour comme de nuit, ce qui nous a permis de vraiment apprécier cette ville si différente de nos capitales européennes. Et puis tous ces encouragements le long de la route, les sourires, les pouces levés, les coups de Klaxon sympathiques ont contribué à faire de cette première étape en Equateur un bon moment. Le soir venu, après s’être vu refuser l’accès à la ferme militaire que nous avait conseillée Luis, nous trouvons un carré d’herbe au milieu d’une «hacienda» le long de la panaméricaine. A la nuit tombée, nous mangeons serrés dans la tente. La température a chuté.

23 août 2010 : Machachi – El Boliche

La banane est vraiment le fruit de l’équateur. Zoé, en traversant la ferme, constate que l’on en donne même aux vaches. C’est un fruit plein d’énergie et nous en avons besoin aujourd’hui où l’on passe le col du Cotopaxi, volcan majestueux recouvert de glace. Nous avons passés 20 jours sans pédaler et ça se sent. Nous souffrons pendant les 17km que dure cette montée. Alors que je répare un crevaison sur la roue droite de la carriole (celle qui passe dans les bas-cotés douteux de la panaméricaine), nous rencontrons deux cyclovoyageurs allemands partie d’Alaska à vélo. Ils roulent depuis plus d’un an et semblent en avoir assez. Nous échangeons nos mails et faisons quelques photos.

Reposés par cette bonne discussion, nous reprenons notre route vers le Cotopaxi mais c’est finalement en se trompant de route que l’on découvre le parc El Boliche. Un endroit superbe loin de l’agitation où nous campons en toute sécurité.

24 août 2010 : Près du Cotopaxi

Pour observer les sommets glacés des volcans en Equateur, il faut se lever tôt. C’est ce que je fais ce matin pour partir marcher dans le parc et faire quelques photos. Certains sommets recouverts de nuages hier sont visibles ce matin mais le Cotopaxi qui culmine à 5897m est toujours entouré de sa corole de nuages !

Nous avons dormi à 3550m, le point le plus haut de notre passage en Equateur et le climat des Andes se dévoile enfin : nuit glaciale, givre un peu partout le matin que les premiers rayons de soleil font fondre rapidement puis soleil de plomb qui se voile rapidement en fin de matinée. Le froid retombe à 17h et la nuit à 18h.

25 août 2010 : El Boliche – Latacunga

Levés à 6h30, nous plions le campement sous la pluie et dans le froid avec plus grand chose à manger. 5km plus loin, un café chaud dans une station service nous remonte le moral. Nous entamons la grande descente (55km !) jusqu’à Latacunga. Le trafic sur la panaméricaine est très supportable. Trois «almuerzos» (menus du jour) nous calent pour la journée et nous arrivons à Latacunga en début d’après-midi. Nous avons le nom d’un contact à la mairie pour l’hébergement de ce soir mais avant d’atteindre le bâtiment municipal, un cycliste s’arrête pour nous prendre en photo. Je lui explique que nous cherchons un endroit sûr pour passer la nuit. Il appelle un ami qui tient un magasin de vélo et qui nous ouvre sa remise pour poser nos affaires et dormir. Quelques jus de fruits plus tard, nous partons visiter le centre-ville plein de charme et tellement plus calme que celui de Quito.

Pas de supermarché mais un marché immense où l’on trouve de tout. On fait le plein de riz et de pâtes et on achète une nouvelle paire de gants pour Mahaut.

Demain, rendez-vous à 8h à la mairie pour un petit déjeuner dégustation de produits locaux. De quoi bien commencer la journée…

Alors, heureuses ?

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  1. Ingrid

    Vos photos sont magnifiques ! Vive le numérique.
    Je remarque que Zoé et Mahaut affrontent le froid sans aucun problème, elle doivent avoir un gêne anti-givre ou un truc du genre !!!
    Gros bisous de Meximieux.

  2. Delphine

    Coucou!! Nous sommes rentrés de vacances il n’y a pas très longtemps et j’avais un peu de retard dans la lecture de votre site. Je suis avec Kamber et on admire votre courage. Votre périple nous fait vraiment voyager, c’est super. bonne continuation et de gros bisous à tous les 4.

  3. Hola la familia,

    Juste un petit mot d’encouragement pour vous dire de prendre tout votre temps afin que l’on vous rattrape.

    Nous partons demain pour Loja, peut-être nous croiserons-nous chez Lucho.

    Que le vaya bien

    Enzo y Corinne

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