La malédiction des transports a encore frappé !

La vie des marins est paraît-il assez difficile. Mais celle des cyclo-voyageurs n’est pas simple non plus. Arpenter les avenues de la mégapole de 13 millions d’habitants avec nos lourds vélos un lundi matin aux heures de pointe n’est pas forcément une partie de plaisir. Mais refaire le même parcours en sens inverse 6 heures plus tard donne des envies de meurtre. Carine a beau me dire «tu ne peux pas vanter la tranquillité des Argentins et en même temps t’énerver comme ça» mais là, franchement, je vous jure qu’il y a de quoi. «Les cons, c’est comme les feuilles au milieu des roses, ça repose» chantait Serge Reggiani. Peut-être. Mais les cons au milieu des ports ça énerve. Celui qui devait s’occuper de nous aujourd’hui et qui nous a laissés presque 6 heures poireauter devant le terminal sans même venir nous serrer la pince, je crois que je ne l’aime pas. Surtout quand, levés depuis tôt ce matin, nous apprenons en début d’après-midi que le bateau n’est toujours pas arrivé mais qu’on a juste oublié de nous le dire et qu’il faut revenir demain. Les aléas, je les comprend et dans une certaine mesure, je les apprécie. Etre pris pour un client qui doit juste la fermer, je n’apprécie pas.

Voilà, c’est tout. Je regretterai peut-être ce coup de gueule dans quelques semaines mais la spontanéité a toujours été le moteur de ce modeste blog alors ne changeons rien.

A bientôt les amis.

PS : allez, du bonheur quand même. Voici Dina et Tian qui non contents de faire une interview radiophonique avec nous sur l’année de voyage (en espagnol, por favor !) offrent au moment du départ des livres et des t-shirts pour les filles et quelques DVD pour les parents. Ajoutons à cela qu’ils sont passionnés de musique et de voyage. Des gens biens en somme. Nous reparlerons de leur beau projet de radio voyageuse et de leur musique à notre retour à France.

PS2 : et puis allez, pour le plaisir, un autre vrai passionné et vrai sympathique personnage, porteur de la clé du bonheur, celle de la bibliothèque de l’Alliance Française, qui nous a ouvert la porte aux livres (en français s’il vous plait !). Et Christophe est lyonnais, alors…