Une famille Un monde

Mais qu'est-ce qu'on fait là ?

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une année à vélo et en famille

Partis le 3 juillet 2010 de leur maison dans l’Ain, Florian, Carine, Zoé (8ans) et Mahaut (2ans ½) ont parcouru plus de 10 000km, traversant la Cordillère des Andes de l’Equateur à la Patagonie. Une vie nomade à affronter le froid, la pluie, la sécheresse, le vent et le soleil pour finalement toujours trouver le réconfort auprès des peuples sud-américains rencontrés.

Au départ, un projet de rapide tour du monde en tête, le voyage se transforme petit à petit en découverte approfondie de la Cordillère des Andes à travers l’Equateur, le Pérou, la Bolivie, l’Argentine et le Chili. Choisi pour être simple, économique et passe partout, le vélo devient rapidement un passeport pour les rencontres. Entre immersion dans les paysages de montagnes et accueil par les habitants, la richesse des découvertes fait oublier la dureté du voyage.

Les parents découvrent toute la générosité des peuples andins tandis que Zoé parcourt les écoles péruviennes et que Mahaut s’éveille au monde dans la tradition nomade. Des milliers de photos, des heures de vidéos et des carnets de voyage tenus par toute la famille témoignent de l’effervescence du voyage qui vous fait plus que vous le faites.

Une traversée de l’atlantique en cargo avec des escales au Brésil, au Sénégal, et en Europe du Nord a permis de compléter cette découverte en prolongeant encore d’un mois le retour à la vie sédentaire le 28 août 2011.

Ce blog, rédigé  jour après jour pendant notre périple, est riche en souvenirs, photos, vidéos et détails pratiques pour ceux que l’aventure tente. Bon voyage…

Le livre, un bel objet

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272 pages / 59 photos couleurs / 24,99€

Plus d’infos

Interview

Le blog des « petits globetrotteurs » a publié une série d’entretiens sur le voyage à vélo. Ils ont eu la gentillesse de nous questionner. L’interview est ici.

 

Un peu d’actualité

Il n’y a pas que des sondages ennuyeux et des promesses électorales sans lendemain dans la presse.

Nous avons aussi eu droit à deux articles pour annoncer notre première conférence/rencontre/diaporama en France, la dernière en date ayant eu lieu à Buenos Aires.

C’est le journal de la Côtière qui a relayé l’info jeudi :

Puis Anne-Laure WYNAR du Progrès a rédigé ce bel article suite à une interview donnée vendredi soir :

Au final, 75 personnes sont finalement venus samedi en fin d’après-midi pour voir (en avant-première !) le film réalisée et commentée par Zoé, puis un diaporama d’environ 200 photos à travers lequel nous avons essayé de résumer plus d’un an de voyage. Les questions ont été nombreuses et variées.

Nous remercions toutes les personnes présentes et plus particulièrement Marcel BLANC, grand voyageur, et Gilbert GROSCLAUDE qui anime depuis 10 ans ces rencontres.

Prochaine conférence

Depuis 10 ans, la Fraternelle de Rignieu-le-désert, sous l’impulsion de Gilbert Grosclaude, organise des rencontres avec des voyageurs revenant des 4 coins du monde. La première conférence était animée par Marcel BLANC, dont la formidable épopée à travers le monde et à vélo avait donné lieu à un livre. Nous aurons donc l »honneur d’être présents lors de cette rencontre anniversaire pour parler également de notre périple à vélo. Et pour que la boucle soit bouclée, Marcel BLANC sera là en tant que parrain de notre aventure et dédicacera son livre à ceux d’entre vous qui le souhaiteront.

Nous espérons vous y rencontrer nombreux.

Retour vers le futur

Plus de deux mois ont passé depuis notre retour. Pris dans le tourbillon des retrouvailles et du retour à la vie occidentale, nous n’avions pas vraiment eu le temps de nous retourner sur ces 14 mois hors du temps. Bien évidemment, la curiosité de ceux que nous rencontrons et qui sont au courant de notre périple les amène à nous poser des questions. On s’inquiète de notre retour à la « vraie vie ». On se soucie de notre réadaptation. On nous promet (comme toujours) bien des difficultés pour réintégrer la routine. « Ca ne va pas être facile après toutes ces vacances de retourner au travail ! ». Et bien désolé, mais c’est facile, très facile. Ne plus avoir à chercher un endroit où dormir tous les soirs, ne plus s’inquiéter du niveau des provisions, ne plus avoir trop chaud ou trop froid toute la journée, ne plus respirer la poussière des pistes infernales de Bolivie, ne plus lutter contre le vent de Patagonie, ne plus rester une semaine sans se laver, ne plus avoir honte de la misère autour de nous, ne plus manger du riz et du poulet des semaines entières, c’est maintenant que commencent les vacances…avant le prochain voyage ?!

Bien évidemment, nous souffrons déjà du matérialisme ambiant, après avoir vécu avec 8 sacoches et dormi dans 2m2 pendant tout ce temps. L’agression publicitaire, la surmédiatisation, la suffisance de ceux qui savent tout, l’ambiance politique délétère, des banquiers à la tête de pays ruinés par les banques, rien de tout ça ne nous a manqués. Mais dormir dans un lit et puiser dans un frigo à portée de main sont des plaisirs qui nous reviennent facilement.

Et puis ce blog. Je l’avais un peu oubliée la saine habitude d’écrire tous les jours coûte que coûte, le soir sous la tente ou le matin en buvant un café lorsque la fatigue nous avait abattue la veille. Plus le temps, trop de travail, trop de choses laissées en plan qu’il me tardait de reprendre. Et puis ce matin, dans le courrier, des photos envoyées gentiment par un voyageur français rencontré à Tupiza, à quelques kilomètres de la frontière Argentino-Bolivienne :

« La Tienda de… » et les souvenirs me sautent dessus sans prévenir. Nous avons passé plus d’un an de notre vie comme ça, sur des vélos à  parcourir un continent trop grand sur des montagnes trop hautes. Ce voyage nous aura permis de sortir de la trajectoire toute droite qui nous était destiné. Rien que pour ça, il fallait le faire.

Petite revue de presse

Un article dans le journal du Bugey salue notre arrivée. Il y a une petite confusion sur le nom de famille mais c’est pour passer incognito. Tous nos voeux de bonheur aux mariés qui partagent la page avec nous.

Et puis encore un autre dans la Côtière. Vous pouvez vous en épargner la lecture : c’est (presque) le même…

Merci à Gilbert Gosclaude et aux correspondants des deux journaux.

C’est fini

Nos familles, des amis sur la route, d’autres qui nous ont accompagnés à vélo, des messages plein d’encouragement, un accueil chaleureux, voilà le bilan de cette dernière étape. Nous vous remercions tous. C’est étrange et agréable de se retrouver ainsi chez soi après 14 mois de nomadisme.

MERCI !!

Une autre solution

Vous êtes plusieurs à nous faire remarquer que vous voudriez venir à vélo de Rigneux au point de rencontre puis retour avec nous. Un peu fatigués, nous n’avions pas pensé que 2 fois 33km, ça commence à faire. Alors pour ceux qui ne se sentent pas la réincarnation de Laurent Fignon, on peut se donner un second point de rencontre devant l’église de « Le Plantay » autour de 15h . C’est seulement à 13km de Rignieux soit 26km aller-retour.

Encore plus facile pour les petits enfants et les grands enfants, on passera devant l’église de Versailleux autour de 15h30 et de là, ça ne fait plus que 8km pour aller à Rigneux.

Et oui, nous n’avons plus de téléphone portable. Après un an sans utilisation, la ligne a été coupée.

Le début de la fin

Voilà, c’est fait. 87km à travers le Charolais bien vallonné pour arriver au sud de Mâcon. Demain dimanche sera bien l’ultime étape. Ceux qui nous reprochent d’être partis trop discrètement ne peuvent nous dire qu’ils ne savent pas quand nous rentrons;-) Le programme de la journée de demain est même assez bien défini : départ à 9h du petit camping municipal de Crêches-sur-Saône puis passage du pont au-dessus de la rivière pour arriver dans l’Ain. Ensuite nous allons descendre lentement vers le sud-est en passant par les petites routes : l’Abergement-Clémenciat, Châtillon sur Chalaronne, la Chapelle du Châtelard, Le Plantay puis Versailleux et Rignieux-le-Franc.

Comme nous sommes un peu fatigués, nous allons pédaler tranquillement. Nous devrions être à Châtillon vers 11h30. Ceux pour qui une petite promenade à vélo le long des étangs ne se refuse pas sont les bienvenus devant l’église de Châtillon-sur-Chalaronne entre 11h30 et 12h. Après ça, il reste 33 petits derniers kilomètres pour Rignieux-le-Franc… et c’est plat !

A très bientôt.

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