Une famille Un monde

Mais qu'est-ce qu'on fait là ?

De tout sur tout surtout

Les cendres

Celles du volcan Puyehue bien évidemment. Elles sont le sujet de conversation des Argentins en ce moment. Le télé passe en boucle les images de Villa la Angostura et de Bariloche sous les cendres. Les gens s’inquiètent pour leur voiture. Sur la santé, je n’ai encore rien lu. En allant en bus vers Buenos Aires, c’est sur presque 300km que la route et tout le paysage sont recouverts de gris (vert-de-gris ?). D’ailleurs les bus sont vides. Les avions sont arrêtés et le tourisme au point mort. Aux dernières nouvelles, ce volcan là devrait cracher ses cendres pendant encore quelques jours alors qu’un autre, un peu plus loin, s’apprête peut-être à rentrer en éruption.

Buenos Aires

C’est dans la quartier de San Telmo, coincé entre le centre et le quartier populaire de La Boca que nous avons atterri dans une somptueuse demeure. Nous prenons nos marques et nous ne manquerons pas de vous donner nos impressions de la cité des «bons vents».

Et comme nous sommes en Argentine, nous avons été accompagnés au départ du bus à Bariloche par Philippe, et reçus au terminal de bus à Buenos Aires par Maria. Nous l’avions rencontrée il y a quelques mois à la frontière bolivienne. Elle nous avait tendu sa carte en nous disant «appelez-moi quand vous venez à Buenos Aires». Nous l’avons appelée, elle était là avec un ami pour nous aider à transporter notre maison ambulante jusqu’à notre appartement. Ai-je déjà dit ici à quel point les Sud-Américains sont disponibles ?

L’ Alliance française

L’esprit et la culture des alliances françaises soufflent à Buenos Aires. C’est très gentiment que nous avons été accueillis par Tatiana, Patrick, Carlos, Christophe et toute l’équipe de l’alliance dans leur bel édifice rue Cordoba. Ils nous ont laissé présenter pendant un peu plus d’une heure notre voyage à travers un projet de film que nous nous efforçons de réaliser et les questions de la centaine d’étudiants venus pour l’occasion. Un bon moment d’échange.

Rectificatif : soyons précis

Les zoologistes en herbe que nous sommes se doivent de corriger les quelques erreurs qui se sont glissées dans les articles concernant la Patagonie. Ainsi quand nous parlons de vigognes, il faut lire guanacos. Les deux espèces de lama se ressemblent mais les vigognes vivent en altitude – nous les avons rencontrées au Pérou et en Bolivie – alors que le guanaco vit plus bas et plus au sud en Patagonie. De même quand nous parlons d’une vulgaire autruche, vous avez bien évidemment tous reconnu le Nandou d’Amérique que l’on appelle ici Choique. Quant au véritable nom du «pic-rouge» c’est carpintero gigante.

Du chaos

«Le monde est, pour l’Européen, un cosmos, à l’intérieur duquel chacun est en accord intime avec la fonction qu’il exerce; pour l’Argentin, le monde est un chaos.»

Ingrid, lectrice fidèle de ce blog, nous demande de réagir à cette petite phrase de Jorge Luis Borges. La tâche est rude et simples passants du bout du monde, nous ne contredirons pas le grand écrivain. Pour ajouter de l’eau au moulin, je dirais tout de même que je ne me sens pas toujours en accord intime avec la fonction que j’exerce et que les Argentins que j’ai pu rencontrer ne m’ont pas vraiment parlé de chaos ! Pour moi la différence essentielle entre la façon d’être européenne et la façon d’être argentine ou plutôt je devrais dire sud-américaine tient plus d’un rapport différent avec le temps. Loin de moi l’idée de généraliser mais après presqu’ un an passé à voyager sur ce continent et à y observer comment se déroule la vie, je donnerais cette modeste conclusion : nous autres Français vivons à regarder notre passé que nous imaginons glorieux et à organiser notre avenir que nous pensons dangereux, alors qu’en Amérique latine, les populations sont beaucoup plus dans le temps présent, à profiter du moment sans crainte excessive de l’avenir ni nostalgie envahissante. Il n’y a qu’à regarder les réactions des Argentins face à l’éruption volcanique. Pas de panique et beaucoup de philosophie. Je les admire.

Insondables

Les sondages disent n’importe quoi. Le nôtre n’échappe pas à la règle. Devant la difficulté à trouver la bonne réponse, nous vous donnons un indice :

Cadeau !

Quand le tango de Buenos Aires ne me quitte pas :

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Un bon gros village

  1. mounne

    merci pour le tango
    nous avons commencé la journée par danser.

    pour continuer sur la voie philosophique,
    une pensée de Omar, notre guide du pays dogon:
     » Vous,
    vous avez l’heure,
    nous,
    nous avons le temps….. »

    gros gros bisous
    mounne et papounne

  2. Céline Quagliata

    Salut les routards,
    Comme d’hab je trippe bien en lisant régulièrement vos articles.
    On a bien rigolé pour celui de FP….
    Une biz à tous les 4

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