Une famille Un monde

Mais qu'est-ce qu'on fait là ?

Mois : juin 2018

En vrac (6 mois déjà !)

Tu sais que tu es à Tahiti quand :

  • A la fin d’une séance d’équitation, tu te rends compte que tu n’étais pas seule sur le cheval. En enlevant ta bombe, le gecko respire toujours. Et toi aussi !
  • Quand tu vois flotter un gecko, mort cette fois, dans ton bac à vaisselle;
  • Quand ton évier est encore bouché;
  • Quand la nuit tu t’endors au son des vagues;
  • Quand tu prends ta 3° ou ta 4° douche de la journée (et que par la même occasion, tu changes encore de tenue);
  • Quand, après 5 jours de pluie consécutifs, ton linge qui pend n’est toujours pas sec (soyons honnêtes, vu l’odeur, toutes les 48h, tu le repasses à la machine mais sans résultat);
  • Quand c’est juste trop bien;
  • Quand parfois, le quotidien te semble trop compliqué;
  • Quand tu fais quelques pas et que tu te retrouves seul sur la plage, face à l’océan;
  • Quand tout va mal et qu’en quelques minutes, tu peux être sur ton canoë direction la barrière de corail;
  • quand, te croyant seul au monde, assis dans le lagon, tu te fais violemment mordre le haut de la cuisse par un poisson mécontent (sacré balliste !);
  • Quand tu contemples l’océan, assis sur ton tronc d’arbre, et que le chien du voisin te pisse dessus;
  • Quand tu te décides à consommer local, que tu achètes du matériel électrique « made in fenua » et qu’il tombe en panne en moins de 15 jours;
  • Quand tous les matins, tu fais quelques pas dans le jardin et que tu reviens les bras chargés de mangues;
  • Quand la voisine arrivent les bras chargés des meilleurs avocats du monde « parce qu’elle n’en peut plus, de tous ces avocats »;
  • Quand le jardinier te dépose un régime de bananes et un ananas sur le perron;
  • Quand un rat se promène sur ta vaisselle propre;
  • Quand tu te résouds à acheter des produits chimiques pour nettoyer ta maison parce que « ce n’est vraiment plus possible »;
  • Quand tu déposes ta fille à l’école face à l’océan et que sous le préau, les enfants entonnent un chant traditionnel;
  • Quand tu veux mettre un déchet à la poubelle et que tu te retrouves nez à nez avec maman gecko en colère (en même temps, tu avais essayé de l’empoisonner et la croyant morte, tu l’avais vulgairement jetée aux détritus);
  • Quand tous les matins, ton oreiller est trempé de sueur;
  • Quand, avec l’aspirateur, tu avales autant de poussière en une journée que dans ton ancienne maison en un an;
  • Quand au restaurant, tu commandes un plat et qu’on t’en apporte un autre et qu’avant de commander, tu avais ri avec ton conjoint en te rappelant que la dernière fois, ils s’étaient trompé de plat et que tu t’étais posé la question, cela vaut-il vraiment la peine de faire un choix ?
  • Quand à chaque fois que tu sors de chez toi, tu dois emprunter un chemin empierré qui abîme ta voiture pour rejoindre la route principale;
  • Quand tout le monde a la sourire parce qu’il fait beau, que l’eau est chaude et que, perdu au milieu du Pacifique, les mauvaises nouvelles d’Europe n’arrivent pas à t’émouvoir;
  • Quand ta fille passe des heures dans sa chambre à réciter son orero, en langue tahitienne;
  • Et quand un matin, elle se présente nue sous son paréo, au petit-déjeuner (on est à Tahiti, maman !);
  • Quand tu apprends où placer ton ordinateur sur le bureau parce qu’en cas de pluie, c’est plus prudent
  • Quand tu t’enduis de mono’i tous les jours;
  • Quand, pour te détendre, tu mets ton masque et tu pars observer les poissons;
  • Quand, à la fin de la journée, ton seul souci est le choix de la marque de bière que tu vas siroter sur la plage, face au soleil qui se couche;
  • Quand tu ne prends même plus la peine d’enfiler un maillot de bain pour aller te baigner (parce qu’ici, tout le monde se baigne habillé !);
  • Quand, quand on te parle de costume local, tu penses à un vieux T-shirt déchiré;
  • Quand, dans une même phrase, tu as 3 infos contradictoires;
  • Quand tu n’écoutes même plus ce que l’on te dit parce que tu sais que ça va changer;
  • Quand sur internet, tu consultes des sites en .pf;
  • Quand tu te présentes à un examen national le mauvais jour car tu t’es connecté sur .gouv.fr et que tu as oublié que quand c’est mardi en métropole, c’est encore lundi à Tahiti !
  • Quand le mot stress te paraît complètement incongru;
  • Quand tu vas sur la plage et que tu rencontres plein d’amis;
  • Quand la caissière a le sourire et prend le temps d’échanger plusieurs minutes avec chaque client;
  • Quand l’on t’informe que certes, les fenêtres et autres portes de la maison ne ferment pas vraiment mais que comme tu es sur un terrain sacré, tu n’as rien à craindre des voleurs;
  • Quand un ami, voulant protéger sa maison, fait l’acquisition de tikis et que son propriétaire lui fait remarquer que jolis comme ils sont, il va se les faire voler;
  • Quand, au retour de quelques jours sur l’île voisine, tu te rends compte que non seulement il te manque diverses choses dans la maison, mais qu’en plus ils ont pris une douche !
  • Quand le point positif du précédent, c’est que quelqu’un a pris soin d’aérer ta maison en ton absence;
  • Quand tu te rends compte qu’en plus, ils ont laissé leurs habits sales;
  • Et quand tu te rends compte que dans l’action, tu as lavé certains de leurs habits (non décidément, cette petit culotte n’est ni à Zoé, ni à Mahaut ! Et ce beau T-shirt, non, aucun de tes amis ne l’a oublié chez toi…)
  • Quand tu t’étonnes toi-même à pardonner de tels agissements;
  • Quand tu te sens bien;
  • Quand tu vis dans le présent, tout simplement.

Bref, quand tu es à Tahiti !

(octobre 2017)

1) bonjour ! = ia ora na !

2) merci =mauruuru

3) salut ! (au-revoir) = nana !

4) la maison = te fare

5) bienvenue = maeva

« Ia ora na ! », « mauruuru !» et « nana ! » sont utilisés dans la vie de tous les jours : quand je salue mon voisin, quand j’entre dans un magasin… Dans la rue, les Tahitiens parlent français mais ils agrémentent cette langue de mots en Tahitien compris de tous (« Ia ora na  !» par exemple).

Le « fare » désigne la maison, le chez soi. La maison traditionnelle tahitienne, quand elle est située à proximité de la mer (C/Mer = Côté Mer (par rapport à la route de ceinture, et pas C/Montagne = Côté Montagne) dispose d’un Fare pote’e dans le jardin, très proche de la mer. C’est une petite construction de forme carrée, ouverte sur les 4 côtés mais disposant d’un toit, surélevé par rapport au sol, qui permet de profiter au mieux de l’océan à l’abri de la pluie, du soleil et des insectes (du moins ceux qui évoluent au sol!). Pour notre part, c’est là que nous avons mis notre hamac. On distingue le fare pote’e du fare hau pape. Mais c’est une autre histoire…

On s’est aussi posé la question : comment dit-on « le » ou « la » en Tahitien ?

le, la = te / la maison = te fare

Quand c’est à l’autre = taoe / ta maison = taoe fare

Quand c’est à moi = tau / ma maison = tau fare

Le petit défi du vendredi n°2

(octobre 2017)

6) Droite = ‘atau

7) Gauche = aui

8) En haut = i nia

9) En bas = i raro

10) Les épaules = pau fifi

Nous utilisons ces mots au cours de danse tahitienne.

Nana !

Mahaut et Carine

Le petit défi du vendredi n°3

(novembre 2017)

11) nord = to’erau

12) sud = to’a

13) est = maoa’e

14) ouest = aine

15) et… Mahaut = ma’o = le requin !

Nous sommes au bord de la mer, à Moorea !

Le petit défi du vendredi n°4

(novembre 2017)

Nous avons oublié de vous présenter l’alphabet tahitien.

Il ne contient que 13 lettres : 5 voyelles et 8 consonnes.

Lettres

Prononciation en reo ( tahitien )

A : «  a »

E : «  é »

F : « fa  »

H : « hé »

I : «  i »

M : «  mo »

N : «  nou »

O : «  o »

P : « pi »

R : « ro »

T : «  ti »

U : « ou »

V : «  vi »

+ 3 signes diacritiques :

– l’apostrophe : «  ’  » ( représente une consonne occlusive glottale / peut être considérée comme une lettre à part entière)

– le tréma : «  ¨  »

– le macron : «  – » ( barre horizontale que l’on place au-dessus d’une voyelle / indique un son long )

La langue tahitienne est le « reo tahiti ».

Le petit défi du vendredi n°5

(novembre 2017)

Aujourd’hui, nous allons vous présenter les jours de la semaine.

Te mahana

Lundi = Monire (de l’anglais « Monday »)

Mardi = Mahana piti (littéralement : jour 2)

Mercredi = Mahana toru (littéralement : jour 3)

Jeudi = Mahana maha (littéralement : jour 4)

Vendredi = Mahana pae (littéralement : jour 5)

Samedi = Mahana ma’a (littéralement : jour nourriture)

Dimanche = Tapati (du mot « sabbat »)

En tahitien, « mahana » veut dire jour . Donc « te mahana » veut dire les jours.

Le « ma’a » est le terme communément utilisé pour désigner le repas. Samedi se dit « mahana ma’a » soit « jour nourriture » puisqu’au temps des missionnaires protestants, c’était le jour où l’on préparait la nourriture pour le dimanche, tout travail étant alors interdit le dernier jour de la semaine.

« Au temps des missionnaires protestants », c’est à dire entre 1797 et 1842.

– 1797 : débarquement des missionnaires de la London Missionary School à la pointe Vénus

– 9 septembre 1842 : Tahiti devient un protectorat français

L’ambition des missionnaires de la London Missionary School était de détruire les cultes maohi et de christianiser la population.

Attention, ce n’est qu’en 1812 que Pomare II se convertit au protestantisme. Pomare II ne sera reconnu Ari’i Rahi, c’est à dire roi de Tahiti, qu’en 1815. La féodalité tahitienne et l’aristocratie militaire sont alors remplacés par une monarchie absolue. En 1817, les Evangiles sont traduits en tahitien et enseignés dans les écoles religieuses.

Ce n’est que dans les années 1820 que l’on peut considérer l’ensemble des Tahitiens convertis au protestantisme.

Nana !

Mahaut et Carine

Le petit défi du vendredi n°6

(novembre 2017)

Au centre culturel, il y a des affichages en tahitien (les mots sont traduits en français). Maman en a recopié un. Le voici :

Te mau ma’a hotu

Painapo = ananas

Mei’a = banane

‘I’ita = papaye

Tuvava = goyave

Taporo = citron

Mereni = pasteque

Anani = orange

Ha’ari = coco

Uru = fruit de l’arbre à pain

Vi = mangue

Et aussi (ceux-là sont affichés sur notre frigo) :

Ropere = fraise

Pea = poire

‘Apara = pomme

Les pommes que nous mangeons viennent de Nouvelle-Zélande.

Nana !

Mahaut et Carine

Le petit défi du vendredi n°7

(décembre 2017)

Quelques légumes d’ici .

Te mau ma’a tupu

Ufi = igname

Unara = patate douce

Mautini = potiron

Mape = châtaigne

Pota = légume vert

Tomati = tomate

Taroti = carotte

Totoma = concombre

Re’a = gingembre

Taro = taro

Bonne semaine !

Mahaut et Carine

Le petit défi du vendredi n°8

(décembre 2017)

Et voici le dernier affichage du centre culturel.

Te mau ‘u

Vert = matie

Bleu = ninamu

Jaune = re’are’a

Noir = ‘ere’ere

Orange = puatou

Rose = tarona

Violet = vare’au

Blanc = ‘uo’uo

Rouge = ‘ute’ute

Clair = teatea

Foncé = pa’o

Nana !

Mahaut et Carine

Le petit défi du vendredi n°9

(décembre 2017)

Voici ce que j’apprends à l’école :

Te ‘utuafare

papa : père

mama : mère

tamaiti : fils

tamahine : fille

tuane : frère

tuahine : soeur

‘ O vai to’oe papa ? ‘ O Florian to’u papa.

‘ O vai to’oe mama ? ‘ O Carine to’u mama.

‘ O vai to’oe tuane ? ‘ O ………… to’u tuane.

‘ O vai to’oe mau tuane ? ‘ O ………….. e ………….. to’u mau tuane.

‘ O vai to’oe tuahine ? ‘ O Zoé to’u tuahine.

‘ O vai to’oe mau tuahine ? ‘O Zoé e …………. to’u mau tuahine.

Aujourd’hui, c’est le dernier jour d’école. Les vacances de Noël durent 4 semaines. Cela correspond pour nous à la saison chaude et humide. Pour fêter cela, c’est « journée polynésienne » au lycée. Au centre culturel, nous regardons Moana en tahitien. (extrait)

Nana !

Mahaut

Le petit défi du vendredi n°10

(janvier 2018)

C’est la reprise ! Et c’est déjà le n° 10…

Te mau ava’e

Mois : Ava’e

Janvier : Tenuare

Février : Fepuare

Mars : Mati

Avril : Eperera

Mai : Me

Juin : Tiunu

Juillet : Tiurai

Août : Atete

Septembre : Tetepa

Octobre : Atopa

Novembre : Novema

Décembre : Titema

« mau » indique que le nom est au pluriel.

Te ava’e : le mois

Te mau ava’e : les mois

Cependant, cette particule est souvent omise quand le contexte suffit à indiquer qu’il s’agit du pluriel. Dans notre exemple, le titre « Te ava’e » est également recevable puisqu’il est suivi de la liste des 12 mois de l’année.

Si l’on reprend le défi n°5, soit la liste des 7 jours de la semaine, on remarque que le titre était alors « Te mahana », « les jours ». La maîtresse de Mahaut n’avait pas cru bon d’ajouter « mau » puisque le titre était suivi des 7 jours de la semaine. Elle le fera pour la liste des 12 mois de l’année, l’occasion pour nous de procéder à quelques recherches dans la bibliothèque de notre maison pour comprendre cette particularité !

A très bientôt !

Merci pour votre intérêt,

Mahaut et Carine

Le petit défi du vendredi n° 11

(février 2018)

On continue avec les chiffres, de 0 à 10 :

1- ho’e

2- piti

3- toru

4- maha

5- pae

6- ono

7- hitu

8- va’u

9- iva

10- ahuru

Un quelconque lien avec le défi n°5 ?! Presque de la révision, en fait.

A très bientôt !

Mahaut et Carine

Le petit défi du vendredi n°12

(février 2018)

La suite :

10 – ahuru
20 – piti ahuru
30 – toru ahuru
40 – maha ahuru
50 – pae ahuru
60 – ono ahuru
70 – hitu ahuru
80 – va’u ahuru
90 – iva ahuru

Et aussi :

100 – hanere
1000 – tauatini
1000 000 – mirioni

La construction de la langue tahitienne est donc des plus logiques :

10 : ahuru

20 : piti ahuru soit 2 fois 10

30 : 3 fois 10 = toru ahuru

Etc, etc…

A très bientôt,

Mahaut et Carine

Le petit défi du vendredi n°13

(février 2018)

Et enfin :

11- ahuru ma ho’e

12- ahuru ma piti

13- ahuru ma toru
14- ahuru ma maha
15- ahuru ma pae
16- ahuru ma ono
17- ahuru ma hitu
18- ahuru ma va’u
19- ahuru ma iva

Donc ?

On vous propose un petit quizz :

Comment dit-on :

– 21 ?

– 34 ?

– 52 ?

– 79 ?

– Ou encore 95 ?

A gagner, un sashimi de thon ? Et quelques mangues en dessert ? Bref, on vous attend !

A très bientôt !

Mahaut et Carine

Le petit défi du vendredi n°14

(février 2018)

A l’école, Mahaut apprend toujours le tahitien avec sa maîtresse. L’apprentissage de la langue tahitienne et la découverte de la culture polynésienne sont inscrits aux programmes de l’école primaire. Puis, en classe de 6° et de 5°, les élèves poursuivent cet apprentissage à raison d’1h par semaine. A partir de la 4°, le tahitien devient une option.

Voici un exemple de leçon en classe de CM1 :

Date :

Monire 4 nō tetepa i te matahiti 2017

Te i’oa

’O vai tō’oe io’a ? ’O Mahaut tō’u io’a.

Quel est ton prénom ? Mon prénom est Mahaut.

’O vai tō’oe pa’era’a ? ’O ANTOINE tō’u pa’era’a.

Quel est ton nom ? Mon nom est ANTOINE.

’O vai tōna io’a ? ’O Teva tōna io’a.

’O Maeva tōna io’a.

Comment s’appelle-t-il (t-elle) ? Il s’appelle Teva.

Elle s’appelle Maeva.

E tamahine vau.

Je suis une fille.

E tamaroa vau.

Je suis un garçon.

E aha tō’oe mahana fanuara’a ?

Quand es-tu né(e) ?

Ua fanau hia vau i te : 1 nō Tēnuare i te matahiti 2008.

Je suis née le 1er janvier 2008.

I hea’oē e noho ei ?

Où habites-tu ?

E noho vai i Papara.

J’habite à Papara.

De retour de Huahiné, une île superbe et sauvage, où nous avons eu la chance de retrouver des amis.

Nana !

Mahaut et Carine

Le petit défi du vendredi n°15

(mars 2018)

Nous reprenons le petit défi n°9. Avec ma maîtresse, nous avons enrichi la leçon.

Te ’utuāfare

(la famille)

Te metua fānau : les parents

Te metua tāne : le père (pāpā)

Te metua vahine : la mère (māmā)

Te mau tupuna : les grands-parents

Te mau tamari’i : les enfants

Te tamāhine : la fille

Te tamāroa : le garçon

Et voici un extrait de notre premier petit dialogue :

Te ’utuāfare o Marama

(la famille de Marama)

– ’Ia ora na e Pito.

– ’Ia ora na e Marama. E Marama, ’o vai tō ’oe nā metua fānau ?

– ’O Tihoni tō’u metua tāne ’e ’o Mareta tō’u metua vahine.

– E Marama, tē ora noa ra tō ’oe mau tupuna ?

– ’Ē. ’O Terii ’e ’o Herenui te metua fānau o tō’u pāpā. ’O Taniera ’e ’o Rava te metua fānau o tō’u māmā.

Ouf ! On continue la semaine prochaine !

Nana !

Mahaut et Carine

Le petit défi du vendredi n°16

(avril 2018)

Après une petite pause (le temps passe trop vite sur le fenua !), on reprend nos petits défis !

Te ma’a po’ipo’i

(le petit déjeuner)

Le pain : te faraoa

Le beurre : te pata

La confiture : te mōmona

Le thé : te tī

Le lait : te ū

Le fromage : te pata pa’ari (c’est à dire le beurre dur!)

Les oeufs : te huero moa

Le café : te taofe

Le poisson : te i’a

Les firifiri ou beignets : te firifiri (C’est une spécialité de Tahiti, ce sont des beignets à base de lait de coco consommés principalement pour le po’ipo’i du dimanche)

E mea au na’u i te faraoa .

(J’aime le pain.)

E’ita vau eau i te firifiri .

(Je n’aime pas les firifiri.)

A Tahiti, il est courant de manger du poisson dès le petit-déjeuner. Le dimanche matin, ce repas revêt une importance particulière : le long de la route, des marchands ambulants proposent des firifiri, du cochon rôti, du pain coco, du poisson cru à la tahitienne et ddifférentes spécialités chinoises.

A très bientôt. C’est l’heure du ma’a !

Mahaut et Carine

Le petit défi du vendredi n°17

(mai 2018)

Nous reprenons notre premier dialogue et vous proposons d’essayer de compléter l’arbre généalogique de Marama.

Te ’utuāfare o Marama

(la famille de Marama)

– ’Ia ora na e Pito.

– ’Ia ora na e Marama. E Marama, ’o vai tō ’oe nā metua fānau ?

– ’O Tihoni tō’u metua tāne ’e ’o Mareta tō’u metua vahine.

– E Marama, tē ora noa ra tō ’oe mau tupuna ?

– ’Ē. ’O Terii ’e ’o Herenui te metua fānau o tō’u pāpā. ’O Taniera ’e ’o Rava te metua fānau o tō’u māmā.

Nous vous avions déjà envoyé ce petit dialogue au mois de mars (petit défi n°15). Pour vous aider, un rappel du vocabulaire utilisé :

Te ’utuāfare

(la famille)

Te metua fānau : les parents

Te metua tāne : le père (pāpā)

Te metua vahine : la mère (māmā)

Te mau tupuna : les grands-parents

Te mau tamari’i : les enfants

Te tamāhine : la fille

Te tamāroa : le garçon

Nous avions déjà travaillé cette thématique au mois de décembre, confer le petit défi n°9 que je retranscris en partie :

tamaiti : fils

tamahine : fille

tuane : frère

tuahine : soeur

‘ O vai to’oe papa ? ‘ O Florian to’u papa.

‘ O vai to’oe mama ? ‘ O Carine to’u mama.

‘ O vai to’oe tuane ? ‘ O ………… to’u tuane.

‘ O vai to’oe mau tuane ? ‘ O ………….. e ………….. to’u mau tuane.

‘ O vai to’oe tuahine ? ‘ O Zoé to’u tuahine.

‘ O vai to’oe mau tuahine ? ‘O Zoé e …………. to’u mau tuahine.

Bon courage !

Nous aussi, nous avons failli baisser les bras à ce moment-là. Un peu de découragement, un travail énorme à fournir à l’approche du concours de orero : voilà les véritables raisons des quelques semaines de pause (qui auront été l’occasion de révision pour certains, j’en suis sûre !).

Nous profitons de ce petit défi pour saluer tout le monde et vous remercier pour votre intérêt.

A la semaine prochaine !

Carine et Mahaut

PJ : arbre généalogique



Le petit défi du vendredi n°18

(mai 2018)

En pièce jointe, l’arbre généalogique de Marama complété par Mahaut.

Pour le prénom des frères et soeurs de Marama, vous avez besoin de la suite du dialogue. La voici :

– ’O’oe ana’e te tamari’i i roto i teie ’ōpū feti’i ?

– E ’ere, e maha mātou.

’O Tarita te matahiapo, ’e ’o Mere, te ’aiū fānau ’āpī, te mau tamāhine.

’O Tama, te piti o te tamari’i,’e ’o vau nei, te mau tamāroa ïa.

– Māuruuru maita’ï e Marama nō teie mau parau iti !

’A pārahi rā, tē ho’i nei teie i te fare !

Te tamari’i = l’enfant

Te matahiapo = l’aînée

Te tamāhine = la fille / Te mau tamāhine = les filles

Te tamāroa = le garçon / Te mau tamāroa = les garçons

Et aussi :

Māuruuru = merci

Te fare = la maison, le foyer

Là, ça devient complexe et malgré toute notre bonne volonté et le recours au dictionnaire en ligne de l’Académie tahitienne, nous ne sommes pas arrivés à comprendre toutes les subtilités du texte.

A la semaine prochaine !

Mahaut et Carine

Le petit défi du vendredi n° 19

(mai 2018)

Pendant la semaine du patrimoine, à l’école, nous avons appris à préparer le poisson cru à la tahitienne.

Te i’a ota

(poisson cru)

Ingrédients : Te mau ano’i

Tomate = tomāti

Concombre = tōtoma

Oignon = oniani

Sel = miti pōpa’a

Citron = tāporo

Lait de coco = miti ha’ari

Poisson = i’a

« Miti » est un terme qui a un rapport avec la mer :

  • miti popa’a = sel courant, de mer
  • miti ha’ari = lait de coco auquel on a ajouté de l’eau de mer, ce qui est très courant ici : par exemple, on rince le poisson directement dans le lagon puisque souvent le dimanche, on mange sur la plage.

Préparation : Fa’aineinera’a

1) Tapupu te i’a .

2) Tapupu te tomāti, te tōtoma, te oniani.

3) Mani’i te tāporo, te miti ha’ari e te miti pōpa’a i ni’a i te i’a . Fa’arapu .

4) Ano’i te i’a e te mau ma’a.

Tapupu = découper

Le poisson utilisé est le thon rouge, très commun sur l’île (mais un met de luxe en France!).

Il est possible de préparer le poisson cru de 2 autres façons : à la chinoise (sucré) et à la grecque (base tomate).

Bon appétit ! Tama’a maita’i !

Mahaut et Carine

Où t’habites ?

Comme le Japon, lointaine île cousine du Pacifique, la Polynésie possède cette étrange particularité qui surprend les touristes mal informés : il n’existe pas d’adresses précises des lieux. Si une rue a un nom, il est certain que les bâtiments qu’ils la composent n’auront pas de numéro. Et comme la plupart du temps, les rues n’ont pas de nom…

Les plages, ce n’est pas ça qui manque, ni les manguiers, ni les dos d’âne.

Fini donc les 324 rue général Tartempion, 2ème étage gauche. Trop simple, pas poétique du tout, ce système d’adressage européen risquerait de te faire trouver trop vite le lieu que tu cherches. Ici on préfère, à gauche au gros manguier près de la plage, après le 7ème dos d’âne, la maison derrière la grosse pierre.Evidemment, la première fois ça surprend. Les plages, ce n’est pas ça qui manque, ni les manguiers, ni les dos d’âne. Mais avec un peu de pratique, on se repère à quelques éléments du paysage : un magasin d’alimentation, une maison abandonnée, un portail en bois et on devient expert pour trouver à peu près tout ce que l’on cherche : personnes, services, vendeurs.

Mais alors, te demandes-tu, comment il fait le facteur ? Héhé, tout simplement, y’en a pas ! Si tu veux recevoir du courrier et des colis, il faut louer une boîte postale. Ton adresse s’enrichit alors d’un BP 123456. Tu as une petite clé et tu peux aller régulièrement à l’OPT (La Poste) pour vérifier ta petite boite.

Deux personnes peuvent donc habiter au PK 30 et être diamétralement opposées sur l’île.

Pour le repérage sur l’île, on parle de PK : le Point Kilométrique. Le PK 0 étant situé devant la cathédrale de Papeete, il faut ensuite compter le kilomètres en s’éloignant. Mais attention, il y a des PK en partant sur la côte Est et également sur la côte Ouest. Deux personnes peuvent donc habiter au PK 30 et être diamétralement opposées sur l’île. Et puis les PK se comptent de Papeete au Nord vers Taravao au Sud mais également de Taravao vers Papeete. Une borne kilométrique affiche donc 2 numéros. Exemple : une personne qui habite au PK 40 (de Papeete) est voisine d’une personne qui habite au PK20 (de Taravao) !

Et si tout cela n’était pas assez compliqué, on recommence à compter les PK sur la presqu’île sur les deux côtes et dans les 2 sens.

Et enfin, on indique dans l’adresse géographique, le côté de la route. Ainsi on peut habiter côté montagne ou côté mer. Perpendiculairement à la route on va donc emprunter une servitude qui peut desservir un ou plusieurs quartiers.

Pour autant, on se perd rarement, il n’y qu’une route de ceinture et le tour de l’île fait à peine 120 kilomètres.

Petit exercice pour la prochaine fois : si j’habite au PK4 de Taravao côte Est, combien de temps je mettrai pour rejoindre la plage « PK 18 » en passant par la capitale sachant que la vitesse moyenne hors embouteillage est de 40km/h ?

Le Uke

Un des symboles de Tahiti, loin derrière les palmiers s’inclinant sur le lagon, les surfeurs dévalant des montagnes d’eau ou les couronnes de fleurs fraîches des vahinés, est un petit instrument de musique dont les particularités en disent plus sur le mode de vie tahitien que bien des ouvrages universitaires. Le ukulele est largement connu dans le monde sous sa forme Hawaïenne de guitare miniature à 4 cordes dont les images et le son sont fortement attachés à la saveur des îles de rêve dans leur écrin de sable blanc. Largement moins connu est le ukulele polynésien, voire tahitien dont la forme intrigue dès le premier regard.

En apprenant à le connaitre, c’est à dire en apprenant à en jouer, on réalise rapidement qu’il est pourtant à l’image des gens qui peuplent ce caillou fleuri au milieu du pacifique sud.

Comme eux, il a une construction robuste. Fait d’un seul morceau de bois, sans fioriture et sans accessoire tapageur, il s’autorise tout au plus quelques tatouages de motifs géométriques pour appuyer ses lignes épurées.

Quel autre instrument possède 4 cordes parfaitement identiques qui ne nécessitent pas un périlleux et long voyage jusqu’à la ville pour être achetées ?

Simple, il l’est dans son utilisation et dans son entretien : quel autre instrument possède 4 cordes parfaitement identiques qui ne nécessitent pas un périlleux et long voyage jusqu’à la ville pour être achetées ? Si une corde du ukulele casse, rendez-vous à la quincaillerie la plus proche où tout le monde sait quel fil de pêche permettra de corder son ukulele pour 3 fois rien et sans prise de tête.

Modeste et discret, il a cet impossible design avec l’ouverture de la caisse vers l’arrière quand tous les autres instruments à cordes projettent le son vers l’avant et un son sec et sans profondeur, croisement improbable d’un ukulele hawaïen et d’un banjo américain qui en fait autant un instrument à cordes qu’une percussion.

Entendre le son du ukulele tahitien, c’est savoir que l’on est au fenua

Joueur et très franc il se laisse transporter partout et aime se faire entendre dès que la fête pointe son nez ou pour meubler le bruit incessant des vagues heurtant la barrière corallienne.

Entendre le son du ukulele tahitien, c’est savoir que l’on est au fenua entouré de gens dont il est l’étrange et réjouissante incarnation en instrument de musique.

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