Une famille Un monde

Mais qu'est-ce qu'on fait là ?

Mois : janvier 2011

Michael Jackson en Bolivie !

Avant que l’on quitte définitivement Potosi, les habitants nous l’ont affirmé :  Michael Jackson s’est bien réfugié ici. Il aurait déclaré : « Par respect pour moi-même et pour mes fans, je suis venu me cacher ici, dans le trou du c… du monde ». Nous ne pouvons confirmer ces propos mais cette photo circule déjà sur internet :

Indéniable non ?

Fin de la « private joke ». Bientôt la suite de nos (mes)aventures (comment une porte de bus a voulu m’arracher une partie de la hanche, pourquoi nous sommes montés au Cerro Rico pour finalement redescendre, etc… ).

Portez-vous bien !

PotoSucre

A peine arrivés à Potosi, nous sommes submergés par un flot de touristes, principalement Etats-Uniens et Argentins, qui sont venus ici pour la principale « attraction touristique » : la visite des mines. Nous n’irons pas les visiter. La principale raison est qu’aller « visiter » des mines en activité où les mineurs endettés à vie (ils payent l’accès à la mine), souvent malades dès l’âge de 40 ans, travaillant dans des conditions plus que difficiles nous semble plus relever du voyeurisme que du tourisme. Ajoutons à cela des agences sans scrupules ne respectant aucune des conditions de sécurité élémentaires et un certain ras le bol de notre part de voir cette misère village après village.

Alors, on se promène tranquillement dans les rues animées de la ville en mangeant des Saltenas. Et pour l’aspect historique de la ville, on visite la « Casa de la Moneda » où étaient fabriquées toutes les pièces en argent du royaume espagnol. Un vrai château fort. On en apprend aussi un peu plus sur l’étrange vie des « soeurs recluses » qui vivent encore dans les couvents de Potosi et dont la seule communication avec l’extérieur se fait par l’intermédiaire d’un tourniquet leur permettant de vendre leur production. Même ici, les vocations se font rares. On le comprend.

On peut également visiter les nombreuses églises de la ville. N’étant pas très porté sur les Jésus crucifiés (spécialement sanguinolents, il fallait terroriser les indigènes), je me régale plutôt de la visite des catacombes et de celle des toits qui offre un beau panorama sur la ville.

Dans un des couvents, un tableau de l’époque coloniale particulièrement éloquent : l’homme blanc plongé en enfer n’a qu’à lever les bras pour qu’on l’en sorte. L’indigène peut prier mais personne ne vient l’aider. Quant à l’homme noir (largement importé d’Afrique dans les mines de Potosi pour compenser les pertes d’indigènes), même pas considéré comme un homme, il peut se gratter et n’a même pas le droit à la prière! Un tableau qui pourrait s’intituler « l’enfer c’est pour les autres » en quelque sorte.

Enfin, nous rencontrons Florencio, boulanger et cycliste, qui accepte de nous garder nos vélos pendant quelques jours. Une fois n’est pas coutume, nous partons pour Sucre en bus. C’est l’anniversaire de Carine qui veut nous faire découvrir la capitale constitutionnelle et historique de la Bolivie. Bonne idée. La ville blanche a un côté très européen. Il y fait nettement plus chaud qu’à Potosi et les restaurants nous font pâlir d’envie. Truite au Roquefort, crevettes et un p’tit Pastis pour les 31 ans de Carine. Il n’en faut pas plus pour que nous décidions de prendre l’avion pour Lyon le lendemain !  La nuit portant conseil, nous choisissons finalement de rester.

Nous en profitons pour visiter les traces laissées par de gros animaux à écailles. En effet, à quelques kilomètres de la ville, à l’époque où celle-ci était une mer intérieure, une dizaine d’espèces différentes de dinosaures venaient se désaltérer laissant leurs empreintes dans le calcaire humide. Il y a 15 ans, la carrière de la cimenterie aujourd’hui installée sur le site, découvrait une immense paroi calcaire marquée de plus de 5000 empreintes. Cette découverte majeure se visite aujourd’hui. A l’aide de jumelles, on aperçoit encore les traces rondes et celles à 3 doigts de ces grosses bestioles dont certaines mangeaient plus d’une tonne de végétaux par jour (et rejetaient autant d’excréments et de gaz).

D’autres aussi ont laissé des traces dans la ville de Sucre et proposent encore aujourd’hui de délicieuses pommes de terre fourrées.

Au final, grande pause de presque deux semaines avant de reprendre la route dans quelques jours pour rejoindre l’Argentine avant l’expiration de notre visa de trois mois ! Passé ce délai, ils risquent de nous garder ici…

Souvenirs du désert

Ca faisait longtemps que nous n’avions pas posté de vidéo. Un exploit : 3 heures dans un internet café à prier pour que ça ne coupe pas (accompagné de quelques litres de café). Mais vous allez voir un film au grain exceptionnel, doté d’une musique hallucinante et des tonnes d’images inédites : Carine qui joue dans la boue avec son vélo, Carine qui s’endort au volant de son bolide, le plus beau camping du monde, des enfants qui marchent, des parents qui poussent, en bref que du bonheur. Attention, vous risquez d’être tentés 😉

Routes de sable

08, 09 et 10 janvier 2011 : Uyuni

Se faire prendre pour des Américains dans des restaurants à touristes, ça nous lasse vite. Nous retournons manger dans la rue de délicieuses Saltenas (pains fourrés à plein de choses) et des galettes de pommes de terre. On fait assez vite le tour des curiosités locales : un musée où sont exposées des momies à crânes allongés et un cimetière de vieilles locomotives.

Le plus impressionnant reste les orages violents précédés de tornades qui balaient les rues. On achète quelques faux DVD et des fausses chaussures à Mahaut. Et nous nettoyons les vélos … comme toujours.

11 janvier 2011 : Uyuni – Tica Tica

On hésite longtemps entre partir vers le Chili en affrontant 300km de désert ou remonter dans la Cordiliière des Andes et affronter quelques cols. On choisit la deuxième solution et on la regrette au bout de quelques kilomètres. La route qui part vers Potosi, il faut arrêter de l’appeler «route». Notre moral plonge. C’est au moment où l’on désespère d’arriver au prochain village qu’un pick-up s’arrête pour nous proposer son aide. Et les gens qui nous aident à charger nos lourds vélos travaillent à la construction de la route qui prend du retard faute de paiement de la part du gouvernement. Génial !

Ils se proposent de nous emmener au prochain village où démarre l’asphalte. C’est finalement 70km plus loin qu’ils nous emmènent. Et tout ça avec le sourire. Six mois après notre arrivée sur le continent, la disponibilité des sud-américains continue à nous surprendre.

12 janvier 2011 : Tica Tica – ?

Un col : nous avions oublié ce que c’était depuis des semaines que nous nous baladons sur l’Altiplano. Pousser les vélos sur des routes de pierres et de sable nous donne envie de tout arrêter. Heureusement que la pluie nous épargne et que de l’autre côté, c’est pas l’Eldorado mais le Colorado.

Des montagnes rouges, vertes, grises et violettes. Nous sommes sur la route de Potosi entre des montagnes riches en minerai. Le soir, nous trouvons une petite montagne de sable rouge pour nous reposer.

13 janvier 2011 : ? – Chaquilla

Demander à 10 Boliviens comment est la route après, ils vous diront tous «totalement asphaltée à partir de maintenant !». En guise d’asphalte nous trouvons des pierres et du sable sur la majorité du trajet. Déprimant. 25km par jour semble être devenu notre horizon indépassable. A ce rythme, Potosi est encore loin. La pluie se rapproche. Heureusement qu’à Chaquilla, la gentillesse et le sourire des habitants nous réchauffent un peu. Sans eux, la Bolivie ne serait pas un pays pour le vélo.

14 janvier 2011 : Chaquilla – Porco

Encore une journée où l’on ne fait pas du vélo mais où l’on pousse les vélos. Epuisant même si les paysages sont incroyables. Tout y passe : désert, oasis, grand canyon et pour finir l’Irlande, ses moutons et sa pluie !

Et du sable partout et surtout sur la route.

Le soir, nous nous arrêtons faire quelques provisions dans un village. On nous indique un «Grand Hôtel» très proche. Une nuit à l’hôtel, pourquoi pas ? La douche chaude, les draps propres, on les voit déjà. Encore 4 km de montée ensablée et nous voici à Porco. Impossible de se faire ouvrir l’hôtel. Le fils du propriétaire nous explique que sa tante est partie à Potosi avec les clés dans sa poche. On le croit ! La moitié de ce village de mineurs semble en état d’ivresse.  Pas le bon plan pour camper et impossible d’aller plus loin. C’est un chauffeur de taxi qui nous indique un «alojamiento» (chambre chez l’habitant) triste et sale mais où nous sommes accueillis avec le sourire. Inutile d’aller payer un «tour opérateur» pour entrevoir les conditions de vie de misère des mineurs. Une nuit à Porco nous suffira. Attaque de chiens, hurlements d’alcooliques et la pauvreté à fleur de peau. Le lendemain, nous partons très tôt pour déjeuner au bord de la route.

15 janvier 2011 : Porco – Potosi

De longues montées et de l’asphalte au programme. Nous faisons le forcing pour arriver à Potosi avant la nuit. Comme hier les chiens sont partout et nous frôlent les mollets pendant que des habitants passablement imbibés frôlent nos sacoches. La fatigue aidant, nous perdons un peu notre sens de l’humour. Je lance des pierres à la tête des chiens et je hurle après les humains (et pas le contraire, rassurez-vous). Devant le terminal de bus ça zone pas mal. On pousse un peu plus loin et on s’engouffre dans le premier hôtel que l’on croise. 12h de sommeil.

16 janvier : Potosi

Ca y est ! Nous avons atteint le centre-ville de Potosi, trouvé une agréable pension et nous profitons enfin de cette ville historique «élevée sur un pandemonium de cupidité au pied de richesses découvertes par hasard».

Repos, Skype et compagnie.

La sécheresse fait une nouvelle victime

Avant :

Après :

Nous avons retrouvé Michel Polnareff !

A peine arrivés à Potosi, nous le trouvons tranquillement installé dans un hôtel du centre ville :

Laissez-nous encore quelques jours et on vous retrouve Michael Jackson !

La grande traversée du désert

Le Salar d’Uyuni à vélo restera un souvenir inoubliable de ce voyage. Après tout, faire du vélo sur une autre planète ça n’arrive pas tous les jours. Les conditions difficiles du désert de Los Lipez, nous ne les oublierons pas non plus. La suite du voyage ? Rester plus longtemps que prévu en Bolivie !

23,24,25 décembre 2010 : Oruro ou le Noël à pile ou face

Pile : dans la ville animée d’Oruro, nous préparons Noël en effectuant une visite guidée dans une mine où le guide ne parle pas et en mangeant pizzas et hamburgers. Dans la chambre d’hôtel, nous confectionnons un sapin en carton vert et les filles collent des affichettes sur les fenêtres pour signaler notre présence au père Noël. Et ça marche. Le père Noël nous trouve et gâte les filles. Certainement a-t-il senti que nous étions exigeants avec elles et qu’elles méritaient de beaux jouets.

Face : comme dans beaucoup de villes d’Amérique du sud, pendant la semaine de Noël, les plus démunis viennent au centre-ville pour mendier. Les trottoirs se remplissent de familles assises sur des cartons tendant la main et d’enfants dansant pour quelques pièces. Nul besoin de venir jusqu’ici pour voir la misère mais elle prend sous nos yeux une ampleur inattendue. La croix rouge distribue même un peu de nourriture aux parents et quelques jouets de fortune aux enfants pendant que d’énormes 4×4 manquent de les écraser. C’est l’autre Noël, celui qui nous fait encore une fois réfléchir à notre condition de riches européens.

26 décembre 2010 : Oruro – Poopo

Jouons au désastre écologique : prenez une carte de Bolivie et regarder au sud d’Oruro. Vous y voyez un lac immense. Et bien ce lac a disparu. C’est même à la une des journaux. Et nous confirmons : la route que nous empruntons longe le non-lac. La raison : la quasi-absence de pluie et l’exploitation minière. Nous sommes fin décembre et si aujourd’hui nous essuyons deux averses, c’est trop peu pour remplir un lac.

27 décembre 2010 : Poopo – 15km avant Challapata

Le thème de ce voyage pourrait être «les eaux thermales en Amériques du sud» tant nous profitons de ces eaux chaudes à profusion. Ce matin, c’est à Poopo que nous nous lavons. Le reste de la journée voit défiler les 4 saisons comme d’habitude : chaleur tropicale, averses violentes l’après-midi et froid glacial le soir. Une ancienne carrière de sable abritée de la route sera notre jardin pour la nuit.

28 décembre 2010 : 15km avant Challapata – Condo

Chance : nous trouvons un restaurant où manger et une station essence pour faire le plein de notre réchaud. Nous croisons aussi une hôtelière malhonnête et irascible : rare dans ce pays. Vive le camping libre !

29 décembre 2010 : Condo – ?

Borges avait coutume de dire qu’il n’avait pas de mérite à écrire des histoires fantastiques en Amérique du sud tant ce continent recèle d’éléments surréalistes. Chaque jour apporte son lot de détails cocasses à notre voyage : après les immenses panneaux annonçant des centres éco-touristiques n’existant pas, nous achetons un peu d’eau à un restaurateur faisant sécher des escalopes de viande sur son fil à linge. Je passe les hôtels sans chambres, les magasins ne vendant rien, les habitants ne connaissant pas le nom de leur village et les villages fantômes. Drôle d’endroit que cet Altiplano où la sensation d’être perdu au bout du monde est forte. La piste défoncée sans aucune indication renforce encore ce sentiment.

30 décembre 2010 : ? – Tambo Tambillo

Le cycliste Anglais nous l’avait dit. Le motard Japonais aussi. La route qui part vers le nord du Salar d’Uyuni est très mauvaise. Ils avaient raison. Pas un grain d’asphalte, des bancs de sable et de la boue rouge qui colle aux vélos.

Heureusement, nous retrouvons ici ce qui nous avait tant plu en Equateur : des gens souriants qui arrêtent leur véhicule à notre hauteur en nous demandant s’ils peuvent nous aider. Deux fois nous refusons de nous faire emmener. La route est trop belle pour la faire autrement qu’à vélo et nous n’avons pas envie de vomir à l’arrière d’un camion. Un peu plus tard, c’est nous qui arrêtons les voitures pour demander de l’eau. Le soleil tape et nous sommes dans la partie désertique de Los Lipez. Tout ce que nous trouvons dans les rares échoppes, ce sont quelques bouteilles de soda. J’ajoute le coca-cola à la liste des choses dont je me passerai à mon retour en France (avec le riz et le poulet).

31 décembre 2010 : Tambo Tambillo – 12km avant Salinas

Si tous les soirs, nous pouvons observer le ciel étoilé de Bolivie, aujourd’hui nous restons un long moment devant le résultat d’un météorite venant s’écraser dans le désert : un superbe cratère de près d’un kilomètre de diamètre. L’endroit est paisible et principalement habité par les lamas.

Nous continuons notre route vers le volcan Tunupa. Il faudrait plutôt dire route en travaux, c’est-à-dire un amalgame de sable, de graviers et de pierres : rien ne semble vouloir tenir ensemble. La progression est éprouvante d’autant plus que le soleil brûle en permanence et que le ravitaillement devient difficile. Heureusement que l’on nous autorise à nous servir en eau dans un puits et que notre génie culinaire nous fait inventer le «crackers-sardines».

01 janvier 2010 : 12 km de Salinas – Salinas

On vient de changer d’année. Vu la chaleur et la fatigue, on s’en est à peine aperçu. Notre soirée de réveillon, on l’a passée au bord du Salar au milieu de ruines avec une casserole de riz-quinoa arrosée d’un «maltin power» en guise de festin. A 8h, tout le monde dans son sac de couchage et dodo.

Le matin, on pousse nous vélos dans les graviers en essayant de faire comprendre à Mahaut que dorénavant elle a 3 ans. Pas facile.

A Salinas, une toute nouvelle éco-auberge s’apparente à un mirage. Après 7 jours à bivouaquer et à manger des sardines on trouve une douche (presque) chaude, un bon lit et un vrai repas préparé par notre sympathique hôte : Hugo.

02-03 janvier 2010 : Salinas

Logés dans l’auberge d’Hugo, nous sommes si biens que l’on reste deux jours. Entretien des vélos, allers-retours à la source d’eau minérale, films et lecture remplissent ces 2 journées. Salinas, que les gens d’ici surnomme Sardinas (on y trouve surtout des sardines en boîtes) n’est pas l’étape gastronomique du voyage. Heureusement qu’Hugo nous prépare des steaks de Lama avec la quinoa issue de sa production. Nous sommes ici en plein coeur de la région de production de cette céréale qui est presque entièrement exportée en Europe et aux USA et que les gens d’ici ne mangent presque pas lui préférant le riz et la pomme de terre (et les sardines en boîte je suppose).

04 janvier 2010 : Salinas – Jirira

Journée terrible ! 10km après le départ nous nous embourbons dans des sortes de sables mouvants. Nous tirons et nous poussons le tandem que nous finissons par délester de sa charge pour le porter dans un endroit plus stable. Ensuite, c’est le sable qui nous ralentit. Les vélos surchargés en nourriture et en eau (25l) s’enfoncent. On tombe et on finit par pousser sur plusieurs kilomètres. Un longue montée pour passer sur les flancs du volcan finit par nous décourager. A la tombée de la nuit, on aperçoit enfin le Salar et le village de Jirira. Nous dormons au refuge.

05 janvier 2010 : Jirira – Isla Incahuasi

Aujourd’hui, c’est le grand jour : nous nous lançons sur le désert de sel le plus grand de la planète. Dans ce monde entièrement blanc, nous profitons d’une double exposition solaire : par le haut et par le bas. Et nous perdons totalement nos repères. L’île qui était visible hier du sommet de la montagne est introuvable une fois sur le Salar. On s’oriente à la boussole, on hésite, des mirages d’île apparaissent un peu partout. Lequel suivre ?

On rejoint une trace qui semble plus marquée que les autres et on file plein sud. Nous avons raison car au bout de 40km, nous apercevons l’île.

D’un coté les 4×4 de touristes s’entassent pour prendre des photos. Nous nous dirigeons bien évidemment de l’autre côté de l’île, entièrement sauvage, pour trouver enfin de l’ombre. D’ici, l’immensité du Salar laisse apercevoir la courbure de l’horizon.

06 janvier 2010 : Isla Incahuasi – Colachani

Il nous faut faire 80km pour ressortir du désert de sel. Nous suivons une piste bien tracée qui nous mène vers l’Est. Partis tôt, nous avançons à bon rythme. En fin de matinée, les 4×4 commencent à faire leur appartition. Souvent ils ralentissent et nous sommes pris en photo. Mais aucun ne prend la peine de s’arrêter pour discuter ou nous saluer. Une ou deux fois, je tire la langue pour la photo. Ca n’a pas l’air de plaire.

Nous mangeons à midi abrités du soleil par nos serviettes tendues entre les vélos. Un 4×4 s’arrête. Il s’agit d’une famille italiano-bolivienne qui veut savoir si nous avons besoin de quelque chose. Nous discutons un petit moment et nous sommes invités sur la suite de notre parcours entre Potosi et l’Argentine. Merci Valeria et Valerio !

Enfin arrivés à Colchani, nous traversons les zones d’extraction de sel.

Derrière, quelques hôtels de luxe en sel à 150$ la nuit. Ca fait un peu cher. On pousse jusqu’au village dans l’espoir de trouver une endroit où dormir ou camper. On nous parle d’un hôtel pas cher appartenant à une famille du village. Comme souvent en Amérique du sud, il faut d’abord trouver le gérant de l’hôtel dans le village pour se faire ouvrir une chambre. On insiste un peu dans notre recherche (une bonne heure de jeu de piste dans le village) et nous avons raison. Nous voilà dans un sympathique hôtel de sel pour 5$ !

07 janvier 2010 : Colchani – Uyuni

Uyuni : ville en plein désert typique. Nous entrons par une route ensablée jonchée de poubelles éventrées. Nous finissons dans un petit centre ville touristique. Nous trouvons l’hôtel le moins cher et dévorons une pizza en buvant une bière. 15 jours qu’on avait pas connu un tel bonheur. C’est décidé, nous restons quelques jours ici.

Hello World

Après deux semaines entre déserts de sable et déserts de sel, nous voici enfin à Uyuni. Le temps de retrouver nos esprits, nos forces et nos photos et nous vous ferons un petit résumé en images. Tout le monde va bien, nous avons basculé en douceur en 2011. Bonne année à vous tous.

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