Une famille Un monde

Mais qu'est-ce qu'on fait là ?

Mois : décembre 2010

Feliz Navidad

Chers amis,

Vous avez été nombreux à nous aider lors de notre périple en France, en Espagne, en Equateur, au Pérou et en Bolivie. Nous pensons bien à vous tous et nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année.

Amitiés de Oruro/Bolivie

Queridos Ciclistas y otros amigos, muchas Gracias por su ayuda durante nuestro viaje. Les desemos a todos feliz Navidad y un buen Nuevo Año.

Saludos desde Oruro/Bolivia

Florian, Carine, Zoé et Mahaut

Promenade au fond d’un lac

Après une prolongation de séjour à La Paz, où les activités natures ont été remplacées par des activités plus « intellectuelles »,

nous avons repris notre route dans cette région unique façonnée par l’eau : l’Altiplano a été, il y a bien longtemps, un immense lac perché à 4000m. Les tremblements de terre et autres fissures géologiques ont eu raison de cette grande baignoire dont il ne reste aujourd’hui qu’une petite flaque appellée lac Titicaca. C’est donc sur le fond presque plat de ce lac que sont tracées les immenses lignes droites qui vont nous permettre de rejoindre la grande curiosité naturelle de la Bolivie : le Salar d’Uyuni. Mais avant cela, encore quelques centaines de kilomètres sur nos bicyclettes !

17 décembre 2010 : El Alto – 10km avant Calamarca

Pour éviter de ressortir de La Paz par l’autoroute, Linda nous propose de nous poser sur l’Altiplano à El Alto. De là, nous partons en direction du Sud pour Oruro. Le temps est au beau fixe et le trafic assez chargé. Le soir,nous reprenons nos bonnes vieilles habitudes de camping libre. Avantage de la région : c’est plat. Inconvénient : le froid tombe vite et le vent est glacial mais bien protégés dans nos duvets à plumes, nous dormons presque 12h !

18 décembre 2010 : 10km avant Calamarca – Viscachani

Le soleil tape fort encore aujourd’hui. L’altitude et le manque d’ozone situé actuellement au-dessus de la Bolivie rendent le soleil encore plus brûlant. On se badigeonne d’écran total. Inutile de chercher un peu d’ombre sous un arbre, il n’y a pas d’arbre.

La route est étroite et le souffle des poids-lourds nous déséquilibre. Une nouvelle route, plus large, est en construction. Heureux les cyclistes qui passeront ici dans quelques années !

Nous arrivons en fin d’après-midi à Viscachani où nous attendent des eaux thermales dans un village presque fantôme.

19 décembre 2010 : Viscachani – Patacamaya

A Viscachani, on embouteille une eau minérale très salée et on peut profiter d’eaux thermales assez fraîches. On y passe une bonne partie de la journée histoire de bricoler les vélos avant de partir pour Patacamaya.

20 décembre 2010 : Patacamaya – Koani

Après les gros orages de cette nuit, le vent du sud s’est levé. Le hic c’est que nous allons vers le sud. Par moment les rafales nous obligent à nous arrêter. C’est qu’il n’y a rien sur ce plateau désertique pour freiner le vent. Le soir, nous campons sous une lune pleine avec le sifflement du vent après avoir fait l’école à Zoé (et à Mahaut).

21 décembre 2010 : Koani – Caracollo

Caracollo : cette ville ne doit son existence qu’à sa situation à l’intersection des routes qui vont à La Paz, Cochabamba et Oruro. Nous y arrivons après avoir lutté encore toute la journée contre le vent. Le paysage ne devient vraiment frappant qu’en fin de journée quand les rayons rasants du soleil mettent en relief les montagnes qui bordent l’Altiplano. Nous échappons à la pluie (il pleut à La Paz) mais pas à la poussière soulevée par le vent.

22 décembre 2010 : Caracollo – Oruro

Une longue ligne droite mène de Caracollo à Oruro. Le sel commence à apparaître sous la terre ainsi que les montagnes découpées par les mines qui ont fait jadis la fortune d’Oruro. Nous rencontrons un sympathique cyclovoyageur anglais retraité qui nous parle de son voyage en Nouvelle-Zélande.

D’Oruro, le guide du routard, toujours lapidaire, dit qu’il ne faut pas s’y arrêter. Heureusement, le Lonely Planet, plus pondéré, indique quelques endroits intéressants. Cette ville est la seule des grandes capitales de Bolivie a être peuplée à plus de 90% d’indiens. Le négatif de La Paz en quelque sorte. Ville de mineurs, elle n’a pas de charme particulier mais l’animation de ses rues à la veille de Noël et l’ambiance populaire qui s’en dégage nous ravissent dès le premier soir. D’autant plus qu’on s’offre une chambre d’hôtel avec vue sur toute la ville et les collines avoisinantes. Les filles dessinent des pères Noël à accrocher aux fenêtres. Pourvu qu’il nous trouve…

Même pas morts !

6 décembre 2010 : La Paz

Nous nous baladons dans La Paz et nos parents se renseignent sur la procédure à suivre pour faire embarquer leurs vélos. Repas dans un restaurant où le meilleur est les jeux pour enfants.

7 décembre 2010 : La Paz

Journée consacrée à l’achat des inévitables souvenirs et cadeaux de Noël. Mais comment vont-ils mettre tout ça dans l’avion ?

8 décembre 2010 : La Paz

Départ d’André et Tonio. Nous les accompagnons à l’aéroport d’El Alto, le plus haut du monde et la montée est raide pour le taxi. Passage obligé au restaurant avec jeux.

9 décembre 2010 : La Paz

Visite du musée d’art contemporain impressionnant de qualité. Visite du marché des sorcières où l’article à la mode est toujours le foetus de lama : enterré sous la première pierre de la maison, il garantit solidité et longévité à la bâtisse !

Enième réglage du parallélisme de la carriole. Je pense de plus en plus scotcher un foetus de lama sous l’essieu !

Retour au restaurant avec jeux pour enfants !

10 décembre 2010 : La Paz

Visite du musée des instruments de musique. Essai concluant du bouteillophone.

Petit arrêt au restaurant avec jeux pour enfants ;

11 décembre 2010 : La Paz – Irpavi

Un peu fatigués de vivre à l’hôtel, nous nous rendons chez Raul et Linda, un couple de retraités très actifs qui accueillent des cyclistes depuis bien longtemps dans leur agréable maison dans la banlieue sud de La Paz. Linda est canadienne et ils parlent aussi bien espagnol qu’anglais, ce qui rend la communication plutôt aisée. Leur gentillesse est sans pareille et ils assurent leur rôle de grands-parents auprès de Zoé et Mahaut qui profitent de la salle de jeux et de deux petits-enfants de 8 ans et 4 ans.

12 décembre 2010 : Irpavi

Nous prenons nos marques dans le quartier-ville d’Irpavi : Megacenter, fast-food, cinéma en 3D, nous sommes assez loin de l’idée que l’on pouvait se faire de La Paz et nous sommes heureux de retrouver le soir la tranquillité de la maison de Linda et Raul. Pour les remercier et puisque nous n’avons pas vu de supermarché depuis bien longtemps, nous tentons de leur offrir un repas typiquement français : salade lyonnaise, raclette et crème renversée. Pas simple mais bien amusant.

13 décembre 2010 : Irpavi

Nous avions décidé de faire aujourd’hui la route «la plus périlleuse du monde» : une grande descente des sommets enneigés de La Paz à l’Amazonie sur une route étroite à flanc de falaise. Mais la météo a eu raison de notre détermination : pluie et brouillard nous ont obligés à rester en bas. Une journée dans la peau du père Noël : shopping infernal pour trouver des cadeaux peu encombrants et légers.

14 décembre 2010 : La Cumbre – Coroico

Il ne pleut plus. On charge le pick-up de Raul et nous partons pour la Cumbre, 4725m !

De là, nous entamons la descente qui doit, par la route la plus périlleuse du monde, nous emmener aux Yungas, région transitoire entre la cordillière et l’amazonie.

Comme prévu la route est étroite, longe des précipices de plus de 600m de profondeur, n’est pas asphaltée et avec la pluie est carrément boueuse par endroit. Difficile de croire que des camions chargés de marchandises s’y croisaient il y a encore quelques années. Plus facile d’imaginer que bon nombre sont tombés : un nombre impressionnant de plaques rappelle les nombreux morts que la route a faits. Encore aujourd’hui, certains cyclistes imprudents se tuent.

Les paysages, des sommet pelés à la végétation luxuriante, sont un régal pour les yeux. L’expérience vaut vraiment la peine d’être vécue.

15 décembre : Coroico – La Paz

Nous passons la nuit à Coroico et profitons d’un long petit déjeuner pour admirer les montagnes et leurs parois quasi-verticales. Pour le retour, nous prenons place dans un mini-bus qui en trois heures nous ramène à La Paz par la nouvelle route, large et asphaltée. Une heure pour traverser La Paz et nous voilà revenus chez Raul et Linda.

Bilan Perou

Il est temps de faire un petit bilan du Pérou, pays dans lequel nous aurons passé plus de deux mois. En fait, il faut parler de deux Pérou : celui de la Sierra du nord, pauvre et poussiéreux, et celui du sud, riche et touristique. Que de différence entre Balsas, bidonville au bord du Maranon et Cuzco, ville historique et envahie de gringos.

Est-ce dû à l’éloignement de Lima, notre parcours de l’Equateur à Trujillo se fera au milieu de villages de paysans souvent coupés du monde où la route asphaltée est l’exception.

Notre arrivée à Cuzco sera un choc : eau courante, propreté des rues, modernité. Il nous faudra quelques jours pour accepter que ce pays est le même que le précédent.

Dans un cas comme dans l’autre, nos rencontres seront riches d’échanges mais beaucoup plus rares qu’en Equateur. Si les Péruviens sont toujours prêts à aider et à dépanner, ils sont rentrés moins spontanément en contact avec nous que leur voisins équatoriens.

Mais le plus important est bien évidemment que nous avons échappé à toutes les mésaventures que l’on nous avait prédites à notre départ : nous n’avons pas été agressés en passant des villages isolés, on ne nous a pas tués pour nous prendre quelques dollars et personne n’a essayé de kidnapper nos enfants pour revendre leurs cheveux. Pire, jamais nous ne nous sommes sentis en danger dans ce Pérou réputé violent. Sommes-nous extrêmement chanceux ou bien la peur des Péruviens est-elle un peu exagérée ? Pour nous, le plus grand danger a été de ne pas pouvoir pique-niquer tranquillement, un autochtone de passage risquant de vouloir entamer la conversation, plein de curiosité pour ces étranges machines que nous faisons avancer péniblement sur les routes.

D’autres infos fraîches de Zoé sur son journal…

A bientôt.

La Paix !

Nous sommes bien installés dans un hôtel au centre du quartier marchand de La Paz et nous nous offrons une semaine de repos bien mérité. Lire et écrire sont nos principales activités. Ca change de pédaler; La Paz est une ville calme et agréable. Nous préparons la suite du périple pour savoir où aller et commençons à regarder également notre prochain changement de continent. Nous échappons totalement à la folie de Noël et le printemps continue à nous épargner avec la pluie. Nous nous régalons toujours de vos messages et commentaires. Ils sont devenus notre attache avec la France et nous vous en remercions encore.

Voici la suite du récit depuis la date si importante du 30 novembre ;

30 novembre 2010 : Copacabana

Parce que nous avons oublié de changer d’heure en entrant en Bolivie, nous ratons le bateau pour l’île du soleil et nous devons rester à Copacabana ! Tant mieux. On en profite pour faire notre lessive, lire et passer l’après-midi sur la plage.

Le soir, nous montons jusqu’à un restaurant surplombant la baie pour manger … une fondue savoyarde ! Une bonne fondue (avec fromage importé) à Copacabana en Bolivie avec le lac Titicaca en toile de fond : c’est pas tous les jours mon anniversaire…

01 décembre 2010 : Copacabana – Ile du soleil

Aujourd’hui, nous sommes à l’heure pour les deux heures de traversée qui mènent au nord de l’île.

Arrivés sur place, deux activités sont possibles : visite des ruines pré-incas ou farniente sur une plage de rêve. Nous choisissons la deuxième pour le plus grand plaisir de Zoé.

Et bien que l’eau soit fraîche à cette altitude, on remplace la douche par un bon bain.

02 décembre 2010 : Isla del Sol – Copacabana

Programme de la journée : traverser l’île du soleil du Nord au Sud sur un chemin pavé qui suit les crêtes. L’île apparaît dans toute sa beauté, escarpée, découpée et vu la sécheresse, un peu désolée.

D’ailleurs nous traversons une manifestation des habitants de l’île qui célèbrent une cérémonie pour faire venir la pluie. Hommes d’un côté, femmes de l’autre, chacun brûle à tour de rôle une branche en scandant ce qui semble être des prières en Aymara.

Retour tranquille sur Copacabana où nous retournons manger une fondue, au chocolat cette fois-ci.

03 décembre 2010 : Copacabana – Huatajata

La pause à Copacabana nous a donné des ailes. Nous parcourons 70km d’une route panoramique qui traverse et surplombe le lac.

Nous devons même prendre un bac pour relier deux rives.

Un peu plus tard, nous rencontrons Hiro, un Japonais à vélo, qui roule depuis 8 ans en Amérique.

Nous passons la soirée avec lui au bord du lac à manger devinez quoi : de la truite. Il fabrique pour Zoé et Mahaut des personnages en ballons gonflables.

04 décembre 2010 : Huatajata – El Alto

Après un petit déjeuner avec vue sur le lac, nous nous lançons dans notre dernière ligne droite avant La Paz. C’est rien de le dire : une route monotone qui traverse la Pampa. Les nuages bas nous empêchent de profiter de la Cordillera Real et le vent de face nous empêche d’avancer.

Nous arrivons à El Alto, la ville banlieue de La Paz. Faute d’hébergement, c’est finalement une nouvelle fois dans une école que nous trouvons l’hospitalité.

05 décembre 2010 : El Alto – La Paz

C’est dimanche, jour de marché à El Alto. Impossible de faufiler nos vélos dans les embouteillages. Nous finissons par prendre l’autoroute qui descend à La Paz. La capitale bolivienne est nichée dans une cuvette. Une grosse demi-heure est nécessaire pour rejoindre le centre-ville. L’artère principale est étrangement calme. Normal, tout La Paz est monté à El Alto pour le marché !

Et pendant ce temps là, à Meximieux…

Le 8 décembre !

Tous à l’école

Comme un dernier souvenir du Pérou, voici (enfin) un petit résumé vidéo de notre journée dans une école péruvienne :

Y a (vraiment) pas le feu au lac

Nous sommes enfin arrivés à La Paz, Bolivia. Juste à temps pour remettre le retraité et le quasi retraité dans l avion. Le climat social s’ est apaisé en France, ils devraient pouvoir continuer à profiter du temps qui passe paisiblement. A moins que le climat tout court ou les grèves chez nos amis Espagnols ne les retiennent ici ! Je me demande si ça ne leur plairait pas de prolonger un peu le séjour dans ce beau pays qu’ est la Bolivie ou même la pluie n’ ose pas venir troubler leur bonheur. Vous allez voir qu ils se payent du bon temps sur la plage pendant que d’ autres sont sous la neige.

23 novembre 2010 : Juliaca – Silustani


Pour rompre la monotonie de la longue ligne droite qui va de Juliaca à Puno, nous décidons de faire un petit détour par le site de Silustani. C’est ici, sur une presqu’ île dominant une lagune (la plus haute du monde !) que les ancêtres des Péruviens sont venus construire de grandes tours dans lesquelles ils emmuraient leurs morts. L’endroit est idyllique.

Pour la nuit nous optons pour une chambre en terre et un repas chez l’habitant dans le proche village de Atuncolla où bon nombre de maisons ont conservé une architecture traditionnelle.

24 novembre 2010 : Silustani – Puno
Ceux qui nous ont dit que la route entre Juliaca et Puno est une grande ligne droite ont dû s’endormir avant le fin. Un petit col sympathique permet d’apprécier enfin l’étendue du lac. A Puno, nous dormons dans une pension qui va garder nos vélos pendant notre excursion de demain.
25 novembre 2010 : Puno – Ile Taquile

Nous troquons nos vélos contre un bateau et partons sur le lac Titicaca, direction l’Isla Taquile.

Cette petite île (pas plus de 7km de long) abrite une communauté attachée à ses traditions qui reçoit des touristes du monde entier mais dans un système autogéré qui force l’admiration. Nous faisons le choix de prendre un bateau affrété par les habitants de l’île, nous dormons dans une famille qui nous est attribuée à l’arrivée et nous mangeons dans un restaurant panoramique, propriété de la famille. Des rotations entre familles permettent une juste répartition des bénéfices. Une partie de l’argent gagné est mis en commun. Tous les prix sont identiques. Pas de concurrence et pas d’hôtels de luxe qui défigurent le bord de mer.

Au final, une île authentique avec un petit air de Corse sauvage où il fait bon se promener. Rien à voir avec le passage obligé par les îles flottantes transformées en grand marché aux souvenirs.

26 novembre 2010 : Ile Taquile – Puno

Une matinée à écouter les vagues heurter les cailloux et les filles jouer avec l’eau. A 14h, nous avons rendez-vous avec le collectivo qui doit nous ramener à Puno. Beaucoup d’ îliens ont déjà embarqué avec des bouteilles de gaz à recharger et leurs sacs de bouteilles en verre consignées. On se trouve une petite place à l’arrière du bateau. Le capitaine continue à charger son bateau en annonçant qu’il ne manque plus que deux passagers avant le départ. Trente minutes après, c’est des dizaines de passagers qui s’entassent avec nous assis par terre et sur le toit du bateau. A côté, les bateaux affrétés par les agences privées partent quasiment vides. Peut-être pourrait-on envisager d’équilibrer le chargement des bateaux ? On demande : c’est 18$ pour monter dans un de ces bateaux. Alors on reste. Bientôt, c’est 25 américains qui, encouragés par leur guide, nous piétinent pour rejoindre leur embarcation. On râle. «C’est ça le collectivo», nous lance le guide dédaigneux. L’apartheid touristique, ça existe. Alors que notre ligne de flottaison est un demi-mètre en-dessous de celle des autres bateaux, nous partons enfin. Quelques minutes plus tard, le capitaine nous demande de nous mettre à l’avant pour équilibrer le bateau. Pas vraiment rassurant. Plus tard, il soulève une par une les dalles en bois du plancher pour évacuer avec un seau l’eau qui s’infiltre de partout.

Légère inquiétude chez les passagers occidentaux. Grands sourires chez les locaux qui mâchent inlassablement leurs feuilles de coca. Notre voisin en jette même quelques poignées par dessus bord pour calmer le lac. Mon esprit cartésien me dit qu’on ferait mieux de jeter les bouteilles de gaz ! 3 heures plus tard, aidés par Pachamama, le dieu soleil, l’or perdu des incas et plus certainement par un bon vent dans le dos, nous arrivons au port.

27 novembre 2010 : Puno – Ilave
Nous suivons les rives du lac. Le vent tourne et la pluie semble enfin vouloir venir. Une mauvaise nouvelle pour nous mais une bonne pour les habitants. Fin novembre, il n’est encore rien tombé et la situation devient critique pour tout le monde : il n’y a presque plus de réserve d’eau.
28 novembre 2010 : Ilave – Pomata
Les élections recommencent au Pérou. J’ai un peu de mal à comprendre le calendrier électoral. Le fait est qu’à Juli, où nous comptions manger tranquillement, les manifestants ont envahi la place. Les restaurants ont fermé et le niveau de bruit est un peu élevé. On s’éloigne du centre pour manger nos désormais traditionnels sandwichs au thon. Mais quand nous arrivons à Pomata, un autre parti a également installé sa sono sur la place et ça recommence. Beaucoup de bruit, beaucoup de monde, un peu de politique et toujours pas d’eau.

29 novembre 2010 : Pomata – Copacabana

Aujourd’hui, nous passons en Bolivie par une route qui traverse le lac. Neuf semaines que nous sommes ici. Changer de pays est toujours un moment important. Comme d’habitude, les formalités de douanes sont rapides, le douanier semble totalement désintéressé par ce que nous inscrivons sur nos formulaires mais tient à faire la photo souvenir avec nous.

Premières impressions de la Bolivie : les prix baissent encore. Manger et se loger devient ridiculement peu cher, même à Copacabana !

Information importante : Zoé perd ses dents mais la petite souris nous a suivi !

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