Conférence d’urgence !

La solidarité entre cyclo-voyageurs ne se limite pas à un hébergement ou une douche chaude dans les coins les plus improbables de la planète. Elle impose de se serrer les coudes quand l’un d’entre nous n’est pas en forme pour assurer un diaporama très attendu.

C’est l’ami Marcel Blanc souffrant qu’il faut remplacer au pied levé vendredi soir à Champagne en Valromey.

Impossible de refuser un tel service au parrain de notre voyage, à Gilbert Grosclaude qui a toujours été partie prenante de notre aventure et à l’association Bugey Sans Frontière.

IMG_1672b

C’est finalement 111 personnes qui viendront écouter le résumé en images de nos pérégrinations en Amérique du sud. Un public extrêmement attentif et dont les questions reflètent l’intérêt qu’il porte aux aventures humaines qui tendent vers l’ouverture sur les peuples et sur le monde.

Un grand merci à André Bailly et à toute l’équipe pour votre accueil, votre sympathie et votre écoute. Vous pouvez nous compter parmi les fidèles de BSF !

IMG_1716

La fête du livre

Ce voyage alimente depuis 4 ans de multiples discussions et provoque de nombreuses rencontres. Que ce soit par l’intermédiaire de notre site, de conférence ou bien au sujet du livre, c’est toujours avec le même plaisir que nous échangeons nos expériences, nos photos ou bien juste quelques mots.

au Gray des mots

Habitué à répondre aux solicitations par e-mails, je le suis moins dans le cadre d’un salon du livre. Mais les organisateurs de cette première édition à Gray ont eu la gentillesse de m’accueillir (et quel accueil !) et m’ont permis de venir poser mes cartons dans ce qui a été ma ville de jeunesse.

Loin de l’ambiance austère de certains salons, il y avait à Gray tous les ingrédients pour un week-end réussi : une préparation soignée, une diversité de sujets bienvenue, une vente de livre d’occasion qui remporte un vrai succès populaire et de multiples activités qui donnaient à cette manifestation un côté presque festif comme en a bien besoin le livre.

Au coté de Bob Morane et pas loin de James Bond, nous avons parlé Amérique latine, humanité, enfants, découvertes et livres. Qu’espérer de mieux ? Une nouvelle édition dès l’année prochaine !

Partis le 3 juillet 2010 de leur maison dans l’Ain, Florian, Carine, Zoé (8ans) et Mahaut (2ans ½) ont parcouru plus de 10 000km, traversant la Cordillère des Andes de l’Equateur à la Patagonie. Une vie nomade à affronter le froid, la pluie, la sécheresse, le vent et le soleil pour finalement toujours trouver le réconfort auprès des peuples sud-américains rencontrés.

Au départ, un projet de rapide tour du monde en tête, le voyage se transforme petit à petit en découverte approfondie de la Cordillère des Andes à travers l’Equateur, le Pérou, la Bolivie, l’Argentine et le Chili. Choisi pour être simple, économique et passe partout, le vélo devient rapidement un passeport pour les rencontres. Entre immersion dans les paysages de montagnes et accueil par les habitants, la richesse des découvertes fait oublier la dureté du voyage.

Les parents découvrent toute la générosité des peuples andins tandis que Zoé parcourt les écoles péruviennes et que Mahaut s’éveille au monde dans la tradition nomade. Des milliers de photos, des heures de vidéos et des carnets de voyage tenus par toute la famille témoignent de l’effervescence du voyage qui vous fait plus que vous le faites.

Une traversée de l’atlantique en cargo avec des escales au Brésil, au Sénégal, et en Europe du Nord a permis de compléter cette découverte en prolongeant encore d’un mois le retour à la vie sédentaire le 28 août 2011.

Ce blog, rédigé  jour après jour pendant notre périple, est riche en souvenirs, photos, vidéos et détails pratiques pour ceux que l’aventure tente. Bon voyage…

Article Le Progrès 10 03 12

Un peu d’actualité

Il n’y a pas que des sondages ennuyeux et des promesses électorales sans lendemain dans la presse.

Nous avons aussi eu droit à deux articles pour annoncer notre première conférence/rencontre/diaporama en France, la dernière en date ayant eu lieu à Buenos Aires.

C’est le journal de la Côtière qui a relayé l’info jeudi :

Puis Anne-Laure WYNAR du Progrès a rédigé ce bel article suite à une interview donnée vendredi soir :

Au final, 75 personnes sont finalement venus samedi en fin d’après-midi pour voir (en avant-première !) le film réalisée et commentée par Zoé, puis un diaporama d’environ 200 photos à travers lequel nous avons essayé de résumer plus d’un an de voyage. Les questions ont été nombreuses et variées.

Nous remercions toutes les personnes présentes et plus particulièrement Marcel BLANC, grand voyageur, et Gilbert GROSCLAUDE qui anime depuis 10 ans ces rencontres.

SONY DSC

Prochaine conférence

Depuis 10 ans, la Fraternelle de Rignieu-le-désert, sous l’impulsion de Gilbert Grosclaude, organise des rencontres avec des voyageurs revenant des 4 coins du monde. La première conférence était animée par Marcel BLANC, dont la formidable épopée à travers le monde et à vélo avait donné lieu à un livre. Nous aurons donc l »honneur d’être présents lors de cette rencontre anniversaire pour parler également de notre périple à vélo. Et pour que la boucle soit bouclée, Marcel BLANC sera là en tant que parrain de notre aventure et dédicacera son livre à ceux d’entre vous qui le souhaiteront.

Nous espérons vous y rencontrer nombreux.

P1010674

Retour vers le futur

Plus de deux mois ont passé depuis notre retour. Pris dans le tourbillon des retrouvailles et du retour à la vie occidentale, nous n’avions pas vraiment eu le temps de nous retourner sur ces 14 mois hors du temps. Bien évidemment, la curiosité de ceux que nous rencontrons et qui sont au courant de notre périple les amène à nous poser des questions. On s’inquiète de notre retour à la « vraie vie ». On se soucie de notre réadaptation. On nous promet (comme toujours) bien des difficultés pour réintégrer la routine. « Ca ne va pas être facile après toutes ces vacances de retourner au travail ! ». Et bien désolé, mais c’est facile, très facile. Ne plus avoir à chercher un endroit où dormir tous les soirs, ne plus s’inquiéter du niveau des provisions, ne plus avoir trop chaud ou trop froid toute la journée, ne plus respirer la poussière des pistes infernales de Bolivie, ne plus lutter contre le vent de Patagonie, ne plus rester une semaine sans se laver, ne plus avoir honte de la misère autour de nous, ne plus manger du riz et du poulet des semaines entières, c’est maintenant que commencent les vacances…avant le prochain voyage ?!

Bien évidemment, nous souffrons déjà du matérialisme ambiant, après avoir vécu avec 8 sacoches et dormi dans 2m2 pendant tout ce temps. L’agression publicitaire, la surmédiatisation, la suffisance de ceux qui savent tout, l’ambiance politique délétère, des banquiers à la tête de pays ruinés par les banques, rien de tout ça ne nous a manqués. Mais dormir dans un lit et puiser dans un frigo à portée de main sont des plaisirs qui nous reviennent facilement.

Et puis ce blog. Je l’avais un peu oubliée la saine habitude d’écrire tous les jours coûte que coûte, le soir sous la tente ou le matin en buvant un café lorsque la fatigue nous avait abattue la veille. Plus le temps, trop de travail, trop de choses laissées en plan qu’il me tardait de reprendre. Et puis ce matin, dans le courrier, des photos envoyées gentiment par un voyageur français rencontré à Tupiza, à quelques kilomètres de la frontière Argentino-Bolivienne :

« La Tienda de… » et les souvenirs me sautent dessus sans prévenir. Nous avons passé plus d’un an de notre vie comme ça, sur des vélos à  parcourir un continent trop grand sur des montagnes trop hautes. Ce voyage nous aura permis de sortir de la trajectoire toute droite qui nous était destiné. Rien que pour ça, il fallait le faire.